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Hearts are wild creatures, that's why our ribs are cages ▬ Ft. Prisme



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    Hearts are wild creatures
    that's why our ribs are cages.



    Un pas de travers, là, sur le pavé sale du port de la ville. Encore un autre. Nuit sauvage aux allures de fantôme, chancelant à travers le vent. L’alcool, il n’avait jamais su maîtriser. Un verre de plus, jamais le dernier, toujours plus corsé. Filant dans ses veines comme un poison sacré, adoré, nocif et réducteur. Bouillonnant sous la chair pour sentir l’éphémère. Ba, il avait l’habitude, demain il roulerai pour avancer, pestant contre les soirées trop folles pour être rappelées. Maudissant les addictions et leurs effets euphorisants. Pour une minute, une heure, une nuit trop courte pour être bien vécue.

    Sa soirée était simple. Libératrice. Rejoindre des potes dans un bars, boire jusqu’à la fin du monde et finir par le regretter. Une soirée banale chez le blond, adepte de la folie des lieux agités, inadaptés. Là, il se souvient. Avoir enchaîné un verre, puis deux. Et tous les chiffres qui suivent. Sans pouvoir s’en rappeler la fin, ni même le début. Comme sa vie en somme. Dérisoire et désastreuse. Déstructure. Dédaigneuse. Des mots en "D" qui lui semblent franchement comique.
    Il aurait pu s’en maudire, si les gars ne s’en étaient déjà chargés eux-même. Le toisant avec la fureur du loup. La lueur du combat. Bien contents qu’il ne puisse pas tenir convenablement sur ses pieds, empêtré dans ses pensées pessimistes. Ombres rampantes noircissant le peu de lucidité qu’il lui reste. Uniquement conscient du sang qui trempe le pavé à l’instant même. Le sien ? Le leur ? Probablement un peu des deux. Conscient que les embrouilles, il les avait cherchées. Les avait trouvés. Résumé de sa vie. Palpitante quête d’adrénaline, qui aujourd’hui commençait à dégénérer. Les idées floues, l’estomac en vrac, impossible de se rappeler les faits. À voir les regards noirs, probablement sa faute. Étonnante déduction.

    Un coup parti sans qu’il ai le temps de réagir, l’envoyant contre le mur. Liquide chaud et poisseux coulant le long de sa joue, ses paupières. Probablement l’arcade sourcilière fendue, une fois de plus. Elle en avait vu d’autre.
    Violence contre violence, il n’y a jamais parole aussi sage. Le feu bouillonne, brasier ardant aux senteurs de colère. Vibrante et enivrante. Les poings se ferment, habitués à frapper sans retenue. Et c’est ce qu’ils font. Libérés, ensanglantés. Fière des blessures infligées et du sang rependu. Insensible à ses propres fissures.
    Un dernier coup au ventre le fait se plier en deux avant de s’écrouler contre le sol. Au moins, l’ennemi en a eu assez. Blessé, rentrant penser les plaies comme un chien errant. À moins que ce soit lui, l’animal de la soirée. Peu importe. Heureux et exalté, la colère retombe. Un grognement franchit ses lèvres. Une côte cassée sans aucun doute. Au moins une. Et le reste, il n’ose pas regarder. Acceptant la douleur comme une bénédiction, oubliant le tableau insensé de son sang sur le pavé. Artistique peinture aux allures de tombeau.
    Nuit paisible bercée par la mer, à quelques mètres de là. Caressant les bateaux pour les charmer de son imposante étreinte. Pour un peu, il pourrait s’endormir.

    Un éclair de lucidité. Rampant à moitié pour s’adosser contre le mur flou et distordu par sa vision chaotique, le jeune danois sort difficilement son téléphone. Impossible de rentrer chez lui avec une côte cassée et on ne sait quoi de brisé -peut-être son âme ?
    Les numéros défilent, tandis qu’il grogne et râle, ébloui par l’écran affichant négligemment l’heure de ses débauches. 2h45. Un instant comme un autre. Oiseau de nuit aux allures d’enfant blessé. Cherchant péniblement une âme charitable. Sol inconfortable irritant ses membres, non, il ne se sent pas de dormir ici.
    Là, un nom qui lui semble familier, aimé. Plusieurs sonneries qui résonnent, fracassantes dans la paix de la matinée peu avancée. Finalement, on décroche.

    « Priiiisme ! J’crois que j’ai un problème ! Viens m’aider à… à rentrer ? Ouai viens, et amène moi de l’aspirine steuplé. »


    Saoul, sûrement encore un peu trop. Peut-être pour ça qu’il n’arrive pas à se lever. Ça ou ses côtes brisées, allez savoir. Juste le temps de grogner son emplacement, brouillé et confus avant de raccrocher brutalement sans même attendre de réponse.
    Merde, il n’avait pas dit bonjour.

    Douleur lancinante, impossible à situer. Tout son corps probablement. Ok un aspirine n’allait sûrement pas suffire.






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    Dans une soirée parisienne j’évacue toute ma haine et je meurs. Comme une bombe dans un concert, un soleil dans l’hémisphère, je meurs. Mon corps se déchaîne, je danse à perdre haleine et je meurs. Je suis un amoureux du vice, un putain de terroriste et je meurs.•••

    2h45.
    Mon téléphone sonne.
    2h45. Du matin.
    Putain.

    Je me redresse de mon lit avec difficulté. Mon esprit encore endormi met quelque temps à réaliser ce qu’il est en train de se passer. La première explication que je trouve, c’est que je me suis foirée d’heure et mettant mon réveil hier soir. Sérieux, j’suis vraiment trop naze.
    D’un geste désespéré, je tends la main jusqu’à ma table de chevet pour attraper mon portable et éteindre cette satanée  de sonnerie. Hâte que le bruit strident de mon alarme cesse pour que je puisse  me rendormir.

    Sauf que non. A la place d’avoir le bouton pour éteindre mon réveil, j’ai une photo qui s’affiche avec écrit "Appel reçu". Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Et c’est qui ce blondinet en photo ? Je plisse les yeux dans l’espoir de me concentrer et de comprendre ce qui se passe.

    "Ah! Merde !"

    Mon cerveau décide enfin de comprendre ce qui est en train de se passer après deux minutes de latence : on m’appelle. En boucle. Depuis tout à l’heure. Non, plus que ça : Krim m’appelle. Je soupire et le maudit intérieurement. Qu’est-ce qui lui prends de m’appeler à 3h du matin ? Sérieux, c’est avant 22h qu’il faut prévenir s’il veut faire une soirée, pas au milieu de la nuit !

    "Allô….Krim….qu’est-ce qu’il y a..."

    Ma voix est cassée à cause de la fatigue. Je parle d’un ton morne, trop fatiguée pour mettre de la moindre énergie.

    "Priiiisme ! J’crois que j’ai un problème ! Viens m’aider à… à rentrer ? Ouai viens, et amène moi de l’aspirine steuplé."

    Hein ? Qu’est-ce qu’il raconte ? Il baragouine qu’il est au port. Ses indications sont confusent et j’ai pas compris la moitié de ses mots.

    "Gné ? Qu’est-ce que tu dis ?"

    Trop tard. Il a raccroché. Je reste un instant immobile, fixant le vide. Les éléments se mettent en place petit à petit dans ma tête. Krim m’appelle en pleine nuit. Il me dit qu’il est au port. Il a un problème. Il veut de l’aspirine. Il a l’air défoncé.
    Bon.
    Tout va bien.

    "Krim, je vais te niquer."

    Je grogne en m’extirpant de mon lit. L’affection que je lui porte est assez forte pour m’empêcher de me rendormir, sérieux, si je suis pas une amie en or ! Je marche tel un zombie vers ma salle de bain pour me changer, attrapant au passage un t-shirt et un pantalon. Pas envie d’aller le récupérer en pyjama.
    Il a dit quoi déjà ? Ah oui, il a besoin d’une aspirine. J’ai de l’aspirine moi ? Oui probablement, ça sert toujours quand j’ai la gueule de bois. Ayant relativement la flemme de chercher le médicament précis, je me contente de récupérer ma trousse médicale tout entière. Il y a une chance non nulle qu’il n’y ait pas que des médicaments dedans, mais bon, j’suis trop fatiguée pour réfléchir correctement. Et puis, ça fera l’affaire.

    Je fourre tout ça dans mon sac, y ajoutant au passage une bouteille d’eau et des gâteaux. Au cas où, sait-on jamais. J’attrape une sweat-shirt, récupère mon skate, puis descend de mon appartement.

    Habituellement, j’adore sortir la nuit. L’air frais du soir me donne envie de conquérir le monde. Sauf que là, non. J’ai juste envie de retourner me coucher. Bah, le trajet jusqu’au port me réveillera. Au pire je dormirai là-bas sur cet abruti de blondinet.

    Après une course qui m’a semblé durée une éternité, probablement parce que j’ai faillit me prendre un poteau deux fois à cause de la fatigue, j’arrive finalement à bon port -je ressortirai ce jeu de mot à l’occasion-. Maintenant que je suis là, il ne me reste plus qu’à le trouver. Vu que je n’ai strictement rien compris à ses explications approximatives, j’en arrive vite à la conclusion que je vais devoir le chercher dans tout le port.  
    J’adore faire une partie de cache-cache à 3h du matin, c’est génial.

    Les minutes défilent tandis que je passe l’endroit au peigne fin. Je  finis par apercevoir au loin une masse informe échoué contre un mur. On dirait un cadavre.
    C’est sûrement lui.

    "Et bah. On t’a pas raté."

    Je m’approche de sa carcasse. Haussant un sourcil. Des bagarres avec lui, j’en ai vécu, mais là… Il a une sale gueule. Je m’approche de lui, hésitante. Je ne sais pas si j’ai envie de l’engueuler, de le vanner, ou de m’inquiéter pour son état physique.

    "Salut, mon beau."

    Je m’accroupis pour lui déposer un baiser sur le front,à la fois pour le rassurer et pour lui dire que je suis là. Je me laisse tomber à côté de lui puis sort la trousse de secours de mon sac à dis. Bon bon bon… Il m’a demandé une aspirine, mais je pense que ça va pas suffire. Je lui en sort quand même une, et lui la tends en même temps que la bouteille d’eau.

    "Tu vas y arriver ou bien t’es totalement handicapé ?"

    Je ricane. Il est quand même sacrement nul.
    Heureusement que je l’aime.

    "Bon, Krim, qu’est-ce que tu as encore foutu ?"
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    L’impression de s’être endormi. Une minute ou deux. Trop et pas assez. Pour évacuer l’alcool en tout cas, il allait falloir plus que ça. Toute une vie n’allait probablement pas suffire. Gamin immature cherchant dans la débauche un peu de lui-même. Un peu de stabilité sous les jambes qui vacillent, faiblissent et décent. Un peu de chaleur dans les remous d’une bière. Comme s’il n’en avait déjà pas assez, de la chaleur. Fièvre invisible étouffant constamment son peu de lucidité. Mouvements de l’âme dissonants, rythmés par le mal qui ronge l’humain. Semblable aux flammes de l’enfer. Lui qui pourtant ne ressent plus depuis bien longtemps le froid du pavé, collé à ses membres immobiles. Lui dont la peau a fini par perdre les sensations. La glace de l’hiver et les brûlures de l’été. Unique saison cadencée par ses débauches qui s’imposent, le charment de leur voix mélodieuse.
    L’alcool est une sirène. Krim, n’a jamais su résister.

    Mais ce n’est pas le moment de rêver, de s’égarer. Le téléphone à la main, il a appelé quelqu’un. Qui ? Pas son patron, il l’espère. Probablement une âme endormie qui sur un coup de tête, lui aurait raccroché au nez pour aussitôt se recoucher. À moins que ce ne soit lui, qui ait raccroché. Monde floue aux allures de ville fantôme. Abandonné sur le bord de la route à essayer de se rappeler ce qu’il foutait là. Si ses côtes ne le faisaient pas autant souffrir, il en aurait ri.

    Des bruits de pas. Ami ou ennemi ? Pas sûr que le blond ait le courage de se battre une nouvelle fois. Pas sûr qu’il ait même ne serait-ce que la possibilité de se lever. De réfléchir pleinement. Vestige d’une vodka trop vite éclipsée.

    "Et bah. On t’a pas raté."

    Cette voix, il la connaît. Par cœur. Finalement, c’est bel et bien une âme charitable qui semble venir à son secoure. Un baiser doux comme une caresse sur le front lui suffit à sourire et à oublier le reste. Prisme.

    « Coucou toi. »

    Peu de personne serait venu le chercher dans cet état, à 3h du matin. Même à moitié dans les vapes, il faisait toujours le bon choix apparemment. Du coin de l’œil, il vit Prisme s’installer à ses côtés pour lui proposer de l’aspirine. Comme si ça allait suffire...

    "Tu vas y arriver ou bien t’es totalement handicapé ?"

    Le blond réplique par un grognement et un regard noir. Il n’est pas si faible que ça. Une main qui se tend pour attraper l’aspirine et la bouteille. Gorge trop sèche, il finit néanmoins par en vider la moitié. En répandant partout sur son t-shirt à moitié déchiré. Trop fière pour vouloir être aidé.
    Et pour répondre à sa question ?

    « J’sais pas mais c’était marrant. J’me suis un peu battu je crois. T’inquiète pas j’ai gagné ! »

    Pas sûr vu l’état dans lequel il est. De toute façon il ne sait plus. Oubli constant face à l’alcool et la colère. Il s’est battu, point. Les détails, il s’en fou.
    Il a la tête qui tourne, tend une main vers le visage de sa sauveuse du soir. Élan d’affection irréfléchi, il est content qu'elle soit là. Avant de se rentrer compte qu’elle est bien plus loin que prévu et de la louper de 10 bons centimètres. Non stop. Prisme est juste floue.

    « Tu sais que je t’aime hein… mais pourquoi t’as deux têtes ? »

    Froncement de sourcil face à sa propre question pourtant si sérieuse. Parce que deux têtes il en est sûr, ce n’est pas normal. Mais tant pis, elle pouvait bien faire ce qu’elle veut.
    Il veut lui dire qu’il est content qu’elle soit là. Que pour la remercier, il payera la prochaine tournée. Qu’il pourrait même passer une soirée à regarder des films pourris à l’eau de rose en sa compagnie, à engloutir des pizzas trop grasses. Mais son corps le fait souffrir, et seul un grognement de douleur fini par lui échapper. Tant pis, il verrait ça plus tard.

    « La prochaine fois ramène-toi avec une tenue d’infirmière sexy... et aide-moi à me lever tiens. »

    Voix bancale aux allures d’ivrognes. La tête qui tourne, paysage floue. Le blond tente de se relever. s’appuyant sur le mur et sa précieuse amie avant de retomber en soufflant bruyamment. Petite moue d’enfant perdue face aux difficultés de la vie. Très bien, il resterait par terre.





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    Dans une soirée parisienne j’évacue toute ma haine et je meurs. Comme une bombe dans un concert, un soleil dans l’hémisphère, je meurs. Mon corps se déchaîne, je danse à perdre haleine et je meurs. Je suis un amoureux du vice, un putain de terroriste et je meurs.•••
    Il attrape ma bouteille d’eau en grognant. Je ne fais pas de remarque parce qu’il a l’air déchiré, mais j’emmerde son regard noir. Que ça lui plaise où non, il a une sale tête et il a pas l’air super opérationnel. Alors je vais l’aider, et il me remerciera après. Il boit en foutant de l’eau partout. Je suis toujours partagée entre un soupire d’exaspération et un rire hilare.
    Krim m’annonce d’une voix un peu hésitante qu’il s’est battu. J’hoche la tête doucement sans oser lui dire que je m’en doutais. Laissons-le émerger.

    "Tu as surtout gagné une sale gueule oui."

    Heureusement qu’il est beau naturellement, sinon j’imagine pas la tête qu’il aurait après s’être fait tabasser comme ça.
    Le blond tends une main verre moi, comme s’il voulait vérifier que je n’étais pas une hallucination du à l’alcool ou  la drogue. Malheureusement, il avait mal calculé la distance puisque sa main finit vainement dans le vide.

    "Tu sais que je t’aime hein… mais pourquoi t’as deux têtes ?"

    J’hausse un sourcil. Il est bourré à ce point ?

    "Moi aussi je t’aime Krim. Mais si j’ai deux têtes, c’est pour mieux te mettre un coup de boule pour t’engueuler."

    Ce que je vais probablement finir par faire s’il continue de me sortir des remarques pareil. Au lieu de me remercier, de me dire que je suis formidable et qu’il ne serait rien sans moi, il préfère m’annoncer qu’il aurait aimé me voir en tenu d’infirmière sexy.

    "Ah parce que je suis pas assez sexy pour toi ?"

    Je fronce les sourcils. Il n’a vraiment aucun goût. Je suis bien mieux que son fantasme un peu nul d’infirmière. Quoique… j’avoue que si une infirmière venait me voir pour me séduire je dirais pas non.

    Krim tente de se relever mais finit par s'effondrer au sol. Je l’aide à s’installer à nouveau contre le mur histoire d’essayer de soulager au mieux sa douleur.

    "Reste là encore un peu. T’as pas l’air super en forme alors ne tente pas le diable…"

    Cette fois, je parle d’une voix douce, rassurante. Tout ce qui compte à cet instant, c’est de prendre soin de lui. On verra après pour les vannes et les pics un peu pourris.
    Je fouille dans ma trousse médical pour voir si j’ai rien qui pourrait l’aider. Je trouve un bandage et du coton, ce qui me semble être un bon début. Je me relève pour me mettre à genoux, de telle sorte que je puisse le surplomber un peu. Je m’appuis sur le mur d’une main et je commence à lui essuyer le sang qu’il a au visage de l’autre.

    "Là, là… doucement."

    J’essaye de faire en sorte de ne pas trop lui faire de mal, mais avec toutes ses plaies, c’est compliqué. Je finis quand même par le nettoyer un petit peu. Je lui fait un bandage au niveau du front, pour éviter les saignements qui viennent de son crâne et pour lui tenir les cheveux. Il est déjà assez crade comme ça.

    "Bon, passons aux choses sérieuses, tu veux ?"

    Ayant prit ma trousse de secours dans l’urgence et n’ayant pas forcément vérifié ce qu’il y avait à l’intérieur, j’ai trouvé des trucs un peu sympa. Des trucs qui vont le détendre et qui seront plus efficaces que l’aspirine. Ca lui fera du bien. Et moi aussi d’ailleurs.
    Je m’attèle donc à rouler l’herbe que je viens de trouver au milieu de mes médocs. Le joint terminé, je sors un briquet de mon sac pour l’allumer.

    "Pfiouh… sérieux, c’est pas de tout repos avec toi !"

    Je tire un peu. Ca me détends et ça me fait du bien. Je laisse rien paraître, mais cette histoire avec Krim m’a un peu fait flipper. Heureusement que ça va et qu’il est vivant. Je tiens quand même un peu à lui.

    "Tiens, ça va te faire du bien. Tu te détends, et ensuite je t’engueule ok ?"

    Puis je cale ma tête contre son épaule, laissant la drogue agir sur mon cerveau fatigué.
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    Il en est conscient, du regard scrutateur de la brune qui juge et cache l’amusement. Pendant que lui n’arrive même pas à boire correctement une simple bouteille. Tâchant le sol, tâchant le peu de dignité qui semble lui rester. Ba, qu’elle rigole donc. Plus tard, on verrait bien qui la mettrait à terre pour se marrer à son tour. Mais pas tout de suite. Convalescence au goût d’ennui lui pourrissant déjà  la vie. Tant pis, il traînerait sa carcasse d’adulte immature dans les couloirs de ce qu’il pouvait bien appeler sa vie. Quelques heures de sommeil lui suffiront. Et un congé maladie pour ne pas avoir à bosser le lendemain. Oui, bon plan.
    Et il le sait qu’il a une sale gueule. Ce à quoi il répond par son majeur levé. Toujours dans la finesse. Certain d’avoir gagné de jolis hématomes sur son visage trop pâle, sentant la douleur sans pourtant se plaindre. L’habitude d’une vie à prendre des coups pour pouvoir les renvoyer. Sourd aux remontrances et moralités servies des années durant. Au moins, Prisme ne la jugeait pas elle.
    Rayon de soleil brun aux allures de sauveuse.

    « Moi aussi je t’aime Krim. Mais si j’ai deux têtes, c’est pour mieux te mettre un coup de boule pour t’engueuler. »

    Étrangement un recoin de son esprit semblait vouloir lui assurer que non, avoir deux têtes ce n’était pas possible. Froncement de sourcil tandis que sa vision se stabilisait déjà. Bien que floue, son amie  reprenait une allure tout à fait normal. Pour un humain.

    « Tu peux pas… j’suis déjà trop abîmé pour ça, tu vas avoir ma mort sur la conscience ! »

    L’engueulade ou le coup de boule, peut importe ce qui finirait par l’achever. Mais il doutait de pouvoir encore garder les idées claires avec un coup de plus. Pourtant certain que la remontrance,  il finirait bien par l’avoir un jour ou l’autre. Ne serait-ce que pour avoir osé la réveiller à 4h du matin. Fichue nuit qui ne s’en finissait pas. A arpenter le ciel pour recouvrir la ville. Et le soleil, que faisait-il donc ?
    Le blond ouvre la bouche avant de la refermer. Réplique déjà oublié. C’était chiant d’être bourré. Non pas que Prisme ne soit pas moins sexy qu’une infirmière, loin de là. Mais tout homme avait bien un fantasme, n’est-ce pas ?

    « Si ! T’es la plus sexy de tout Stonehaven. Enfin je crois… Les infirmières elles, ne se donnent même pas la peine de venir m’aider. »

    Rattrapage devant la moue de son amie. De toute façon, il ne connaissait même pas d’infirmière et préférait nettement avoir la jeune femme à ses côtés, sexy ou non. Là, à fouiller dans sa trousse médicale qu’il n’avait jusque-là même pas remarqué. Chaotiques pensées ne s’acheminant plus correctement. Sursaut et grognement inconscient quand elle essaya de lui nettoyer le visage. Rouge, ensanglanté, fissuré et brisé. Au moins n’avait-il pas le nez cassé.
    Les choses sérieuses ? Il les attendait avec impatience. Parce qu’il fallait bien l’avouer, ce n’était pas un petit aspirine de malheur qui allait le sortir de sa léthargie.
    Un sourire vient illuminer son visage en apercevant le splendide joint que sa compagne avait eu la bonne idée de confectionner. Oui, il avait bien fait de l’appeler.

    « Haa je préfère ça à l’aspirine ! Ce truc a jamais marché de toute façon. »

    Pour un peu, il en aurait oublié que c’était tout compte fait lui, qui le lui avait demandé pendant son coup de téléphone. Instant de divagation auquel il comptait bien remédier. C’était carrément de l’herbe qu’il aurait du lui demander dès le départ.
    Attrapant à son tour l’objet de ses désirs, il décala son bras pour laisser de la place à la brune, l’entourant pour ne plus la laisser partir tandis qu’il se mit à fumer lui aussi.
    Fumée aux senteurs de joie. Spécialement pour lui, spécialement pour eux. Il ne s’en lasserait jamais. A tirer une fois, deux fois et ne plus jamais s’arrêter. Fronçant tout de même les sourcils face aux paroles de la jeune femme.

    « Tu comptes vraiment m’engueuler ? Nan parce que je souffre tu sais... »

    Il n’avait pas besoin d’une morale censée lui expliquer que non, on ne se battait pas complètement saoul dans les rues pour y finir à moitié avachi. Tirant une nouvelle fois et posant délicatement sa tête sur celle de Prisme, il enchaîna, soucieux de la remercier tout de même.

    « En fait… merci. Au moins personne ne retrouvera mon cadavre demain matin. »

    Sauf si évidemment elle se sentait d’humeur assez horrible pour lui faire payer ses débauches de la nuit. Il le savait, cette gamine pouvait parfois être aussi forte qu’un diablotin.

    « Par contre, j’sais toujours pas ce que j’ai fait pour me faire agresser comme ça... »

    Oui. A moins que ce soit lui l’agresseur. Ce qui ne l’étonnerait pas tant que ça à vrai dire. Haussant les épaules pour oublier le pourquoi du comment de ses mésaventures, la douleur de ses membres lui fit tirer une nouvelle fois sur le joint avant de la tendre à sa compagne de la nuit.





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    Dans une soirée parisienne j’évacue toute ma haine et je meurs. Comme une bombe dans un concert, un soleil dans l’hémisphère, je meurs. Mon corps se déchaîne, je danse à perdre haleine et je meurs. Je suis un amoureux du vice, un putain de terroriste et je meurs.•••Et je ris quand il s’exclame que je suis la fille la plus sexy de tout Stonehaven. Bien rattrapé, Krim, bien rattrapé. En tout cas, si les infirmières ne se donnent pas la peine de venir l’aider, c’est peut-être aussi parce qu’il n’a pas l’intelligence de les appeler. Je me demande encore pourquoi est-ce qu’il m’a appelé moi à 3h du matin au lieu d’appeler les urgences… Faudra que je lui glisse leur numéro dans son téléphone, la prochaine fois. Ca lui sera sûrement utile.

    "Héhé. Je suis la plus sexy, et toi tu es le plus beau. Enfin… était."

    Je regarde son visage: crasse, sang et bleus. Je lui lance un grand sourire, l’air narquois. Il sait bien que je plaisante, même si d’un côté je n’ai pas totalement tort. Krim mettra probablement quelques jours pour se rétablir.

    "C’est clair. Les médocs, c’est des conneries. Rien ne vaut un peu d’herbe, un port silencieux et un levé de soleil…"

    Pour moi, c’est la définition parfaite d’une fin de soirée bien réussie. J’avoue que malgré ma nuit interrompue, je suis plutôt bien, là, dans ses bras. C’est comme si tout s’était arrêté autour de nous. Comme s’il n’y avait plus que nous deux. Le port est notre sanctuaire, le bruit des vagues notre berceuse. D’ici moins d’une heure, le soleil nous illuminera de sa présence. Ce sera beau.
    Mais pour l’instant, je me contente de respirer la fumée, blottit contre lui, essayant au maximum de me laisser planer.

    "Krim, je ne compte pas t’engueuler parce que tu t’es fait tabasser. Ni même parce que tu m’as appelé à 3h du matin."

    Je me redresse pour lui prendre le joint. Je porte le bâton à mes lèvres, et je tire. Je ferme les yeux, j’inspire. Je sens que mes sens commencent à décupler et que mon esprit s’embrouille. Parfait. Je souffle.

    "Je compte t’engueuler parce que tu ne m’as pas appelé avant. Sérieux, la prochaine fois tu m’appelles avant de te battre, pas après. T’as profité tout seul, moi aussi j’voulais m’battre !"

    Et je ris. Je ne suis pas du genre à faire des remontrances. Materner les gens pour leur dire que ce qu’ils font c’est pas bien, ben c’est pas mon truc. Moi je suis de ceux qui font les conneries, justement. Je suis de ceux qui profitent. Je suis de ceux qui vivent. Alors oui, j’aurai adoré être là. Frappant et mordant, tordant mon corps pour donner des coups, laissant ma furie se déverser sur les autres. J’aime me battre. J’aime l’adrénaline que je ressens. J’aime la douleur des coups et la rage d’en donner mille fois plus.

    Pourtant, avec lui, je ne peux pas m’empêcher d’être un peu protectrice. Je crois que c’est parce que je sais qui il est. Je sais qu'il ne va pas bien, qu’il y a un truc qui le ronge et qui le pousse à s’autodétruire. En boucle.
    Alors je veux être là. Je veux faire les conneries avec lui. Pour le faire vivre, mais aussi pour le surveiller. Je sais que je pourrai jamais l’empêcher de dérapper, j’arrive déjà pas à me contenir. Mais si au moins je peux veiller sur lui… alors ça me va.

    "En fait… merci. Au moins personne ne retrouvera mon cadavre demain matin."

    Sa remarque m’arrache un sourire tendre. Ses remerciements me font chaud au coeur. Je tire encore une fois et je me serre contre lui. J’ai envie de lui dire que je l’aime, que je serai toujours là pour lui, que je combattrai le reste du monde pour le protéger s’il le fallait. Mais les mots ne veulent pas sortir. Alors je me contente de faire de l’humour.

    "La nuit n’est pas encore finie… je peux encore t’étrangler tu sais."

    Ma main cherche la sienne. Je préfère lui répondre par le geste. J’entrelace mes doigts aux siens, lui donnant le joint de l’autre main.

    "Ca me rappelle nos premières soirées..."

    Pointe de nostalgie. Comment tout ça a commencé ? J’essaye de me rappeler. Je crois que j’étais au bar, un soir. Krim était là aussi. Il s’était démarqué des autres avec sa gueule d’ange et ses cheveux presque blancs. Mais ce qui m’avait captivé, c’était son regard. Deux jolis prunelles, l’une bleue et l’autre dorée. Il était beau, attirant, parfait. Et pourtant, j’ai senti qu’il y avait un problème, comme un grand vide qui l’habitait.
    Au début, je n’en avais rien à faire. On s’est abordé et ça a collé. Si bien que j’ai finis dans son lit, ou lui a finit dans le mien, je ne sais plus. C’est peut-être arrivé plusieurs fois d’ailleurs.

    Mais à force de se côtoyer, on a finit par s’attacher l’un à l’autre. C’est là que j’ai commencé à comprendre. Comme moi, il profitait des vices que l’alcool, le sexe, la drogue ou le combat pouvaient lui offrir. Pourtant, nos deux démarches étaient différentes. Moi, je cherchais avant tout à m’éclater et à me sentir vivre, mais simplement pour profiter. Pleinement consciente des mes actes, je cherchais juste à mordre la vie, avide de ce qu’elle pouvait m’offrir.
    Krim aussi cherchait à se sentir vivre, mais lui, c’était pour éviter de finir consumé. Lui, c’était pour combler ce vide qui le rongeait petit à petit. Lui, c’était par nécessité, pour ne pas finir en cendre.

    Je crois que c’est ça, qui m’a touché, chez lui. Parce que le voir ainsi, ça m’a rappelé ma vie avant mon activation.
    C’est pour ça que je ne pourrai jamais l’abandonner. Je tiens trop à lui. J’veux juste qu’il aille bien lui aussi.

    "J’crois que j’t’aime beaucoup."

    L’herbe commence à faire effet, et repenser à notre rencontre fait resurgir en moi des émotions difficiles à contrôler. Et puis, quand je suis défoncée, je suis affectueuse.

    Ce qu’il avait fait pour se faire agresser comme ça ? J’en sais rien, par contre je suis sûre à 75% que c’est lui qui est allé emmerder ses agresseurs.

    "Fais pas genre, j’suis sûre que c’est toi qui a commencé. Comme d’hab."
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    Il était d’accord. Avec sa gueule ensanglantée et ses innombrables meurtrissures, il n’était certainement plus très beau à voir. Blessures sans but qui semblaient n’exister que pour lui rappeler ses débauches immatures. Comme les centaines d’autres qu’il avait bien pu récolter dans sa vie sans jamais apprendre de ses erreurs. Sans jamais vouloir changer. A moins qu’il n’en ai juste pas la force.

    « Menteuse, là tout de suite je battrai un mannequin.»

    Il en doutait. Mais divaguer sur son visage décousu pour oublier la douleur lui semblait être une bonne idée. Qui sait, peut-être qu’il pouvait toujours abîmer le mannequin en question histoire de les mettre sur un pied d’égalité.
    Le soleil et un port silencieux. Il n’y a rien à répondre à ça. Les cris du bars et tintements de bouteilles sont loin derrière lui. Un écho qu’il n’entend plus, bercé par une mer qu’il n’affectionne même pas. Lui qui d’ordinaire déteste le port, trop proche du bord de l’eau, est détendu. Serein. Face aux mouvements des vagues qu’il aperçoit au loin et le bruissement du vent. À la lune continuant sa lancée et le soleil cherchant à l’éclipser. À sentir la drogue faire petit à petit son effet sans que le blond cherche à s’échapper. Pour une fois. Prisme blotti contre lui, cette journée ne commençait finalement pas si mal que ça.
    Lui délaissant le joint après une dernière bouffée, le voila rassuré par ces paroles.

    "Je compte t’engueuler parce que tu ne m’as pas appelé avant. Sérieux, la prochaine fois tu m’appelles avant de te battre, pas après. T’as profité tout seul, moi aussi j’voulais m’battre !"

    Il en rit. Il est vrai que sur le coup, il n’avait pas pensé à elle. Non pas que sa présence le gêne, loin de là. Pris dans le feu de l’action plus rien n’avait d’important. Les poings, le sang et l’adrénaline pour irriguer ses veines. Rien d’autre. Il est pourtant d’accord. La brune à ses côtés, l’amusement de la soirée aurait été à son comble. Se battre tous les deux, ils n’en étaient pas à leur première fois, loin de là. Il n’y pense plus, à toutes ses fois où, totalement sous les ravages de l’alcool et la drogue ils avaient fini par frapper sans même s’en rendre compte. Pour finir en sang sur la pavé, à rire comme des gamins face à des adversaires qu’ils ne connaissaient même pas. À parfois perdre ou gagner, quelle importance.
    Mais le jeune danois est heureux. Qu’elle ne lui fasse pas la morale comme un autre aurait pu le faire. Qu’elle ne l’engueule pas, prétextant son inconscience et immaturité. Qu’elle soit juste là lui suffit. À se ramener à ses côtés à 3h du matin quand elle aurait simplement pu finir sa nuit bien au chaud dans son lit. Alors il se contente de lui lancer un regard désolé, un petit sourire aux lèvres. Rassuré.

    « J’y ai pas pensé. Faut dire que je devais être pas mal occupé… Mais s’tu veux on y retourne, jalouse ! »

    Il la taquine, sachant très bien que même s’il le voulait, il n’a pas la force pour un deuxième combat. Lui qui peut tout juste se redresser sans aide…

    Il grimace. Oui, un bon étranglement pour finir la nuit. Paroles démenties par la main de la jeune femme cherchant la sienne. Qu’il lui donne bien volontiers, ému par cette marque d’affection plus qu’il ne le montre. Serrant sa paume contre la sienne. Ses doigts contre les siens. Pour attraper le joint de l’autre et se remette à fumer. Respirant et relâchant la fumée dans un soupire de contentement.

    "Ca me rappelle nos premières soirées…"

    Leurs premières soirées. Passées à boire, fumer, se battre, s’éclater et recommencer. Comment les oublier. Florilège d’adrénaline et de débauches. Chaque lendemain suivi par d’indestructibles gueules de bois. Alors oui, il s’en rappelle fort bien. Ça, et de ce petit bout de femme dont il n’avait jamais imaginé que la descente d’alcool puisse égaler la sienne. De surprise en surprise. De ressemblance en ressemblance. À tous les deux chercher plus. Vouloir vivre sans contraintes. Elle l’avait surpris, elle l’avait charmé. Femme aux allures de gamine à laquelle il s’était attaché sans même s’en rendre compte. À la ramener dans son lit sans se soucier du reste. Du plus loin qu’il s’en souvienne, le blond ne se rappelle pas d’un quelconque jeu de drague. C’était juste Prisme et Krim. Krim et Prisme. Et ça lui allait.

    « J’me rappelle t’avoir vu pour la première fois rentrer dans le bar… je pensais que t’étais même pas majeur ! Et puis tu m’as aidé à finir cette bouteille de vodka, le début de notre formidable amitié.  »

    Il en rigole. S’il avait su que partager de l’alcool avec des inconnus avait ce genre de conséquence, il aurait commencé bien avant. En réalité, il n’est pas trop sûr de connaître la fin de cette soirée là. Trop de vodka tue apparemment la mémoire. Mais ce dont il se souvient sans conteste, se sont les centaines d’autres qui ont suivi.

    Il sourit face à la petite déclaration d’amour de la brune, quelque peu gêné. Sachant très bien les élans d’affection que peut bien permettre un peu d’illégalité dans les veines. Évidemment qu’elle l’aime beaucoup, il n’aurait pas apprécié apprendre le contraire. Et forcement, il l’aime beaucoup lui aussi. Chose qu’il n’ose jamais dire. Discret en affection, toujours aussi intimidé d’en recevoir. Pensant ne jamais les mériter. Alors il se contente d’écarter le joint de ses lèvres pour aller poser un insistant et tendre baiser sur la joue de son amie, avant de la serrer de nouveau contre lui. Préférant les actes aux paroles qu’il n’arrive jamais à prononcer.

    "Fais pas genre, j’suis sûre que c’est toi qui a commencé. Comme d’hab."

    Lui refilant le joint presque consumé, le blond grogne pour exprimer son désaccord de mauvaise foi.

    « Hé j’suis innocent tu sais ! C’est juste que je m’en rappelle pas trop… »





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    Dans une soirée parisienne j’évacue toute ma haine et je meurs. Comme une bombe dans un concert, un soleil dans l’hémisphère, je meurs. Mon corps se déchaîne, je danse à perdre haleine et je meurs. Je suis un amoureux du vice, un putain de terroriste et je meurs.•••Et je ris quand il me sort qu’il battrait un mannequin. Je tourne mon visage vers le sien pour le contempler encore un peu. Heureusement que je lui ai un peu nettoyé le visage, parce que sinon il serait vraiment crade.

    "Même à main nue, vu ton état physique tu ne le battrais pas, mec. Laisse tomber, aujourd’hui, t’es hors-jeu !"

    Mais je le connais, Krim se remet vite de ses batailles nocturnes. Que ce soit demain ou dans deux jours, il recommencera à faire des conneries. Il se relève toujours. Pour retomber. Et ainsi de suite. Je le connais par coeur.
    Ca me rends un peu triste pour lui, parfois. Au fond, j’aimerai bien qu’il se calme et qu’il se stabilise. Je sais qu’il fait ça pour se sentir en vie, pour ne pas perdre pied et se laisser consumer. Je le comprends. J’ai été comme ça aussi, y’a longtemps. Mais bon, j’ai juste envie de le voir heureux, moi. Alors je ne le lâcherai pas.

    "On va attendre un peu avant d’y retourner, mon beau."

    Je lui souris. ll fait le fier, mais on sait tout les deux qu’il n’a absolument pas la force de retourner se battre. J’ai déjà des doutes sur sa capacité à tenir debout… la seule solution envisageable pour combattre serait que je l’utilise comme projectile. Mais je suis pas sûr qu’il soit consentant. Hm… j'essaierai quand même un jour, ça pourrait être marrant !

    "Et plutôt que d’aller se battre, j’ai autre chose à te proposer. J’ai trouvé un endroit sympa pas trop loin de la ville. Un vieux bâtiment abandonné, sûrement une ancienne usine. Je t’y emmènerai, on prendra des photos."

    Je sais que ça lui plaira. Le blond est toujours partant pour explorer la ville avec moi. Et puis, ça lui évitera de retourner se faire casser la gueule !

    "J’me rappelle t’avoir vu pour la première fois rentrer dans le bar… je pensais que t’étais même pas majeur ! Et puis tu m’as aidé à finir cette bouteille de vodka, le début de notre formidable amitié."

    Je fronce les sourcils. Je sais que j’ai un physique d’enfant de 14 ans, mais quand même ! Je fais pas si jeune que ça… si ? Ouais bon, si. La preuve, on me demande toujours ma carte d’identité au bar.

    "Gnagnagna. Au final elle t’a impressionné hein ? La gamine. Et oui, cette bouteille de vodka était la meilleure chose à faire."

    Je tend mon poing vers lui pour qu’il le frappe du sien. Symbole de notre complicité et de notre amitié.Je lui affiche un grand sourire avant de me blottir contre lui. Je pourrai rester là longtemps, à fumer avec lui, à l’entendre parler, à le taquiner, à le voir râler.
    Il me refile la fin du joint que je m’empresse de finir. Il me reste encore de l’herbe, mais j’ai clairement la flemme de rouler maintenant. On va donc s’arrêter là pour l’instant.

    "Innocent ? Pfhahaha, le jour où tu seras vraiment innocent et que tu n’auras provoqué personne, tu m’appelles ! J’aimerai bien voir ça !"

    Il n’est jamais innocent. J’ai fait suffisamment de soirée pour le savoir. Krim est une flamme, c’est lui qui embrase, qui fait démarrer cette toute petite étincelle et qui finit par tout exploser.

    "Hé, regarde, Krim."

    De ma tête, je lui indique l’horizon. Ca y est, c’est l’heure. Le soleil se lève tout doucement, nous baignant de sa lumière. Les premiers rayons nous illumines et nous réchauffes. C’est beau. Je me sens bien.

    "On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Moi je dis que l’avenir appartient à ceux qui ne se couchent pas."

    J’écrase le joint contre le béton pour l’éteindre définitivement, puis je tends la main vers le soleil comme si je tentais d’attraper la lumière.

    "Tu verras, un jour le monde m’appartiendra."

    Et je referme le poing.
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