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Elemental Skin



(krim) we're all going to burn in hell anyway.



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    (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Lun 19 Mar 2018, 17:24
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    Quelle ironie. J’ai toujours adoré le feu. Même aujourd’hui, je l’aime toujours autant. Mais cette connerie me consomme de jour en jour. J’ai l’impression que d’ici peu de temps, elle prendra complètement possession de mon corps. Tout comme toi ne cesse de prendre possession de mon esprit. J’en ai marre, tu sais, de me demander ce que tu deviens. T’es toujours mannequin ? Y a-t-il un nouveau mec à tes côtés ? M’as-tu abandonné à cause de ma bêtise incontrôlée ? Ou au fond, m’as-tu réellement apprécié ? J’en doute parfois. Puis, je culpabilise. Je me trouve idiot de rejeter la faute sur toi alors que nous savons tous les deux que je suis le seul fautif dans l’histoire. Peut-être que si je t’avais jamais touché, tu serais encore à mes côtés, je n’aurais jamais perdu le contrôle. On serait encore ensemble et je ne serais pas ici, seul. Tu sais, parfois j’ai hâte d’en finir. Et je me dis que ça ne va pas tarder. J’ai l’impression qu’au moindre coup, je pourrais finir en cendre. C’est stupide, hein ?

    M’enfin, je commence peu à peu à m’y faire. C’est pas si mal ici. Rien à voir avec les conneries qu’on a connu. C’est beaucoup plus calme ici. Je fais pas le boulot qui me plait tant, mais qu’importe, je risque pas de faire de mal aux gens. J’ai pas envie de risquer la vie d’innocents. Et surtout, j’ai pas envie qu’on me regarde avec les mêmes yeux que les tiens. Plus jamais, je ne veux affronter ce regard.

    C’est déjà le soir et je suis pas prêt de partir. Ça fait un bon moment que mon service a commencé et jusque là, aucune embrouille. Troquant ma veste en cuir contre une veste noire sobre et une élégante chemise blanche coincée correctement dans mon pantalon. J’ai l’air d’un véritable crétin. Shh, ne dis rien. Je sais ce que tu vas dire. Tu vas rire puis me dire que c’est mignon. Sauf que tu me connais, je fais pas dans le mignon. En plus, je suis à l’étroit là-dedans. Le patron nous oblige pas à nous vêtir comme des pingouins, mais il veut tout de même qu’on soit impeccable. Puis, ma dégaine de délinquant passerait pas ici. Ils prendraient peur. Alors au lieu de ça, je me fais parfois draguer par des mégères qui confondent politesse et séduction. Je cherche qu’à être agréable, bordel. Rien d’autre. Est-ce mal de me demander si tu en serais jalouse ou si t’en aurais carrément rien à foutre ? Je me pose trop de questions en ce moment. Je peux rien y faire.

    Mais le truc c’est qu’ici, je cherche à oublier tout de mon passé. Tu sais, on m’appelle plus Kenzo ici. J’ai opté pour mon second prénom, voulant un nouveau départ. Et puis aussi, je le trouve bien plus approprié. Ironiquement, en celtique, ça voudrait dire petit feu. J’ai toujours trouvé que mes parents étaient cons, mais là, ça relève carrément du génie. Seraient-ils voyants ? D’ailleurs, eux aussi, je leur ai tourné le dos. Je te le dis, y a plus rien qui me relie au passé.

    À quelques détails près.

    Au milieu de tous ces habitués et nouveaux clients, je le remarque lui. Immédiatement mon regard se fait plus dur. Mon sourire charmeur s’efface et je fronce légèrement les sourcils. Je dirais pas qu’il n’a rien à faire ici. Mais lui aussi, il a tout d’un délinquant. Le bar se veut un minimum branché, adapté à la fois aux clients riches et aux jeunes qui veulent passer du bon temps. Et même si le lieu et sympa et accessible, on y décerne une certaine touche élégante, notamment par la déco sobre et soignée. Mais tout ça, c’est qu’une apparence. C’est pas rare de voir des trouducs trainer par là, le nombre de fois que j’ai du intervenir pour jeter un mec bourré dehors. Ça dépend des heures et de la chance. Ça se joue à pile ou face. Et là, il semblerait qu’un petit morveux ait décidé de se taper l’incrust’.

    Krim, tu vois, il est un peu comme ce mec que je fréquentais avant de te rencontrer. Il est simple, avec lui, je peux être moi-même. J’ai pas peur d’être froid, agressif ou parfois un peu trop joueur. Mais tu sais ce qui arrive quand on nourrit un peu trop les flammes.  Elles grandissent vite et deviennent incontrôlables. Et bien, c’est exactement le cas avec Krim.

    Finissant de servir la madame, je la laisse savourer son cocktail tandis que je m’approche de mon camarade. Ouais, Krim, il est beaucoup de chose, mais surtout mon pote. « Qu’est-ce tu fous là ? » La politesse, toujours. Tout en essuyant les verres, mon regard ne décroche pas le sien. Je cherche à comprendre ce qu’il veut. Le problème, c’est que le patron traîne parfois dans la salle, alors je dois bien me comporter. « Qu’est-ce que je te sers ? » lançais-je, un sourire forcé aux lèvres tout en déposant un verre sur le comptoir du bar. Je me penche un peu et rajouter discrètement ; « T’as pas intérêt à me causer des problèmes, Krim. » Au moins, il est prévenu.

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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Mar 20 Mar 2018, 17:43
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    Il avait chaud, comme toujours. Été ou hiver, c’était pareil alors les saisons, il s’en fichait. Il aurait voulu un saut d’eau glacée dans les entrailles pour nourrir le monstre et ne pas avoir à grincer des dents. Faute de quoi l’alcool suffirait, comme d’habitude. Panser des plaies invisibles, ce n’est pas si facile. Alors il fait semblant de ne pas les sentir et respire parce que finalement, il n’y a que ça qu’il réussit bien. Hier encore le jeune homme avait essayé d’aider, de servir à quelque chose, de se rendre utile. Et il avait encore foiré. Fallait croire qu’il n’était pas bon pour ça, comme avec le reste du monde.
    Au moins boire, c’était facile. Suffisait de pas briser le verre.
    Son caractère défaitiste et peu confiant, il voulait le noyer à coup de poing et le frapper sous une pluie d’eau de vie. Parce qu’au final ça lui portait la poisse et aller au-delà, il avait oublié. Ou peut-être n’avait-il jamais su, dur à dire, dur à retenir. Ce qu’il lui fallait, c’était de l’excitation dans le sang, un corps chaud dans son lit ce soir et ses poings refermés sur une peau ensanglantée. Ça lui paraissait être un bon plan. Banal, tentant et définitivement enivrant. Et demain il en aurait honte, baisserait les yeux et ignorerait son propre regard accusateur qui juge en comprenant trop. Promis il ferait des efforts.

    Mais pour l’heure, Krim avait besoin d’un bar, pour boire, oublier et se cacher. Idiot, il l’était. Trop impulsif et irréfléchi pour son propre bien, il avait encore cherché des ennuis, les avait trouvés et n’arrivait plus à s’en débarrasser. Un jour comme un autre dans un monde comme un autre.
    Pourvus qu’il se finisse vite, le monde.
    Les enfants posent des questions sans réponses et trouvent des réponses sans questions. Lui, créait et récoltait les problèmes. Comme un jardin de sang et d’orties recouvert par les mauvaises herbes, les graines semées finissaient par pousser, grandir, se propager jusqu’à lui retomber dans les bras comme un nouveau-né indésiré. Krim, il ne savait apparemment pas avorter.
    Son problème du jour avait un accent russe trop prononcé, des muscles trop développés et une trop forte envie d’en découdre. Bref, un problème trop grand pour lui. Le blond aurait du manger de la soupe, peut-être aurait-il été un peu plus grand que ce qu’il était devenu. Demain il y penserait. Pour l’instant la brute russe qu’il avait embêter presque une heure auparavant retenait ses pensées déjà trop chaotiques. Tout était toujours trop. Il voulait du ''pas assez''.
    Pas assez d’alcool.
    Il l’avait bousculé avec force sur le bord de la route. Il avait ignoré la cigarette du garçon blond insignifiant tombée dans la gouttière. Il avait voulu repartir comme si de rien n’était. Krim n’avait pas aimé ce il, cette cigarette, il venait de l’entamer. Alors il l’avait insulté, furax comme un gosse perdant son plus beau jouet. Et il lui avait balancé sa bouteille de bière presque vide à la tête. Un réflexe dont il se maudissait maintenant. Une chose que le jeune homme avait pu retenir durant sa vie de débauche et d’insouciance incontrôlée, c’est qu’une bière, dans le sang ou sur la tête, ça fait toujours mal.

    Alors depuis il traîne dans ce bar dont il a tant besoin, content d’avoir semé l’énorme russe, vexé de s’être encore une fois laissé emporter par le feu de ses entrailles. Mais Krim n’a pas besoin d’un bar. Il a besoin d’un verre, il a besoin d’Aidan. C’était la première personne qu’il avait remarqué dans l’atmosphère chic et tamisée du lieu. Malgré ses vêtements de serveur le faisant passer pour plus sérieux qu’il ne l’était, impossible de ne pas s’arrêter sur les mèches blanches flottant dans sa chevelure. Krim devrait les lui teindre en rose un jour, pour rigoler. A vrai dire lui-même détonnait dans ce décors trop propre et élégant, avec ses baskets usées, son T-shirt un peu trop grand et ses tatouages serpentant sur ses bras. Sans oublier les nuances bleues et violettes qui colorent la base de son cou, vestige d'une bagarre qu'il avait déjà oublié, focalisé sur la suivante. Il n’aime pas les regards posés sur lui. Être le centre de l’attention, très peu pour lui. Il les déteste. Tous, un par un, il aurait pu les maudire jusqu’à apaiser sa propre âme s’il était toujours persuadé d’en avoir une. Il avait du l’égarer quelque part dans les ruelles sombres et sales de Copenhague. Et pour rien au monde il n’y retournerai. La saleté devait encore traîner sous sa peau, tenace et inodore, rampent comme un animal blessé sur un chemin qui n’existe plus.

    Alors il détourne juste le regard, baisse ses yeux vairons pour les relever instinctivement sur ceux d’Aidan. Enfin. Il était tant qu’on le serve. Qu’est-ce que Krim faisait là ?
    Je me cache.

    « Boire un coup, j’ai pas le droit ? »

    Comme s’il n’avait pas déjà trop bu. Il sait qu’il détonne, il sait qu’il ne devrait pas être ici. Il sait aussi qu’Aidan ne le jettera pas dehors. Le brasier de rejette pas ses propres flammes. C’est peut-être uniquement pour ça qu’il est venu, il a oublié. Alors le blond plonge son regard dans le sien, parce que les autres, il veut les éviter.

    « File moi ton truc le plus fort. »

    Petit air suppliant. Un peu plus, un peu moins. Il respirerait le même air demain. Les problèmes, il les a derrière lui, devant lui. Tellement qu’il ne sait plus ou regarder.
    Le problème c’est moi.

    « T’inquiète j'serais sage comme une image ! »

    De toute façon il ne sait pas mentir, il n’a jamais su. Les poings eux ne mentent jamais. Alors il sourit juste. Un sourire crispé parce qu’il n’est plus sûr de bien savoir s’y prendre. Ça reviendra. Il va essayer de bien se tenir, et sait d'avance qu'il n'y arrivera pas. Cela reviendrai à demander au feu de ne pas brûler. Bha...Aidan a l'habitude.
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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Mer 21 Mar 2018, 22:10
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    Quelle surprise. Quoique, non, je me suis habitué à le voir squatter ici de temps à autre. Et même si j’apprécie sa compagnie, une part de moi ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Tu me connais, j’ai jamais été un trouillard. Mais j’avoue que je crains pour mon boulot. C’est déjà assez dur de conserver un job plus de cinq jours, si en plus Krim est dans les parages, cela devient un réel défi. Je dirais pas qu’il fait ressortir mes vilains défauts, mais plutôt mon vrai moi. Le moi que t’arrivais toujours à apaiser. Celui que j’ai beau détester, effacer, revient toujours. Des délinquants, c’est bien ce qu’on est. Qu’on le veuille ou non, on attire toujours la merde. Imagine un peu, deux aimants à problèmes côte à côte, il ne peut rien en sortir de bon. Elle va pas tarder à pointer le bout de son nez, l’explosion.

    J’ai pas besoin de prendre de gants avec lui. J’ai pas à surveiller mon langage ou mon ton. Je lui cache pas non plus ma surprise. C’est qu’il aurait pu prévenir qu’il passerait. Dois-je mentionner le fait que je me sens toujours un peu honteux lorsqu’il me voit ainsi ? À jouer le barman bien fringué, poli et obéissant ? On serait bien mieux dehors à se battre jusqu’à ne plus sentir nos poings. M’enfin, j’imagine qu’il ne m’a pas attendu pour ça. Regarde un peu son état, ça te rappelle rien ? Tu me passais un sacré savon quand je rentrais dans un état bien moins pire que le sien. Je pourrais jamais oublier le rouge que prenaient tes joues quand tu t’énervais ainsi. Te fais pas d’idées, j’avais beau t’écouter, t’en restais pas moins peu crédible.

    Je laisse mon regard se poser sur ces marques apparentes tandis qu’il baisse les yeux. Chaque fois que je le vois, j’ai envie de lui poser milles questions. Mais ça revient toujours au même. Y avait de réponse. Pourquoi est-on ainsi ? Où est-ce qu’on a merdé pour en arriver à là ? Tu vois, je suis du genre je-m’en-foutiste, mais quand je pose mon regard sur Krim, j’ai parfois l’impression d’y voir mon propre reflet. Et ça m’inquiète. Pourtant, je peux rien dire. Comment veux-tu que je lui donne des conseils si moi-même, je suis pas mieux ? Ça serait terriblement con. Absurde même.

    Sa voix finit par chasser mes pensées et je ne peux m’empêcher d’hausser un sourcil. Bien sûr que si, il a le droit. Mais si ça ne tenait qu’à moi, peut-être bien que je ne lui donnerais rien. Il peut pas me duper, il en est pas à son premier verre. On peut dire ce qu’on veut, mais Krim doit bien être ce qu’il y a de plus authentique dans ce bar. Pas d’hypocrisie, pas de faux airs. Il est juste lui. Il est ce qu’il y a de plus normal pour moi. Un repère. Posant le verre face à lui, je le traite cette fois-ci comme un client avant de me mettre doucement à ricaner. « Tu voudrais pas un jus d’orange, plutôt ? Y en a de très bons. » Non, c’est pas de l’humour. Je serais réellement prêt à lui servir un jus plutôt que de l’alcool. M’enfin, comme on dit, le client est roi.

    Krim, sage ? C’est juste impossible à imaginer. Je roule des yeux. « Ben voyons. » dis-je, peu convaincu, plutôt que de lui demander comment il va. C’est le genre de questions qu’on se pose pas trop. Peut-être parce qu’on sait déjà la réponse. Ça, c’est le genre de truc que les gens comme toi peuvent pas comprendre.

    Malgré tout, je lui prépare sa boisson. Sale gosse comme je suis, je lui sers de l’orange. Enfin, une vodka orange. C’est un bon compromis, tu trouves pas ? « Et voilà pour monsieur ~ » lançais-je tout en glissant le verre vers lui. Délaissant les autres clients qui, de toute façon, n’ont plus besoin de mon aide pour le moment, je reporte mon attention sur mon camarade. « Alors, c’était qui cette fois ? T’as dragué la copine d’un mec vénère ou t’es tombé sur des petits gangsters ? » demandais-je tout en désignant vite fait ses blessures du regard. Tu vois ce cliché du client dépassé qui discute avec le barman tout aussi dépassé ? Ben, c’est tout à fait ça.

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    Spoiler:
    naah mais s'il lui fait le coup des cheveux roses (MDR) un jour, il finira sous terre ou sans sourcils ewe (commentaire inutile, mais je tenais à le dire)




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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Ven 23 Mar 2018, 13:55
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    Venir ici, il n'est plus sûr que ce soit une bonne idée. Il ne tient pas particulièrement à poser de problèmes à Aidan. Il ne tient pas particulièrement à ne pas lui en poser non plus. Mais ça l'énerve de le voir comme ça, habillé comme un majordome à sortir des politesses feintes sortant d'un monde que Krim ne connaît pas. Celui des gens pour qui un verre trois fois plus cher que son prix habituel ne pose pas de problème. Il le préfère avec sa veste en cuir et son air de délinquant, le sang sur les poings, le sang sur le coeur. A insulter le monde parce qu'il n'en mérite pas moins. Alors ça le fait sourire de le voir accoutré comme ça, essayant de jouer au serveur modèle avec lui. Comme s'il faisait parti d'une autre époque tandis que le blond restait bloqué avec ses bleus et ces cicatrices indélébiles dans ce trou noir impossible à situer. Alors qu'au fond, ils sont exactement pareil. En tout cas il ne fallait pas compter sur lui pour porter des chemises trop serrées. Il frapperait avant.

    Il a l'air surpris. Krim aussi à vrai dire. Squatter ici, ce n'était à la base pas vraiment prévu. A force d'improviser, il va finir par ne plus savoir suivre les lignes. Etait-ce si étonnant de le voir là, accoudé au bar à la recherche d'alcool pour se diluer le sang ? D'habitude le jeune homme venait rarement ici, préférant laisser son pote bosser pendant que lui-même s'oubliait quelque part ailleurs. S'il traînait ici tous les soirs comme un alcoolique en manque, pas de toute qu'il causerait plus d'ennui qu'il n'était capable d'en supporter. Alors d'ordinaire Krim surmontait l'envie irrésistible de venir taquiner Aidan, un bar n'étant pas un terrain de jeu approprier pour eux. Ce genre de chose flambait trop facilement. Et réparer, il ne sait pas faire.
    Ce soir faisait l'exception, il s'était pointé là parce qu'il n'avait nulle part ou aller. Que fuir ici lui sembler préférable. Tout plutôt que de devoir se retrouver seul dans son appart' trop bordélique et délaissé pour paraître un minimum accueillant. Ici au moins, il pouvait observer. Entendre. S'évader. Le bar est plein, il aime ça. Tout un monde prêt à boire pour oublier, s'amuser, vivre la soirée. Il se sentirait peut-être néanmoins moins seul s'il était plus présentable. Moins abimé. Comme un phénomène de foire balancé au milieu de la fosse essayant vainement de ne pas attirer l'attention tout en se délectant de toute cette foule à observer, imaginer. Et justement, il imagine trop bien aller leur adresser la parole, à ces clients pompeux plein d'illusion. Il se ferait recaler sans aucun doute, et ça l'aurait fait marrer. Mais la question ne se pose pas, il est là pour Aidan. Pas pour les autres. Qu'ils boivent donc leurs luxueux cocktails de fruits payés avec leurs âmes de bourgeois.

    Il laisse Aidan l'examiner, s'attarder sur ses marques aux couleurs de l'arc-en-ciel, attendant des remarques, une réflexion qui ne vient pas. C'est ce qu'il aime chez lui, pas de jugement. Il pourrait se pointer en sang et le coeur de son ennemi entre les mains, qu'il hausserait simplement les sourcils et lui tendrait quand même un verre l'air de dire ''t'inquiète''. Alors il ne s'inquiète pas.
    Sauf qu'un jus d'orange ça ne lui plait pas. Où est la dose de mal là-dedans ? Où est le liquide toxique censé enflammer sa chair ? Il grimace. Et ce n'est pas en ajoutant un peu de vodka que ça changera grand-chose. Alors il le fusille du regard.

    « Sérieux de l'orange ? Tu pouvais pas juste me refiler de la vodka ? »

    Au fond de lui, il sait que c'est préférable. Encore quelques verres et s'en serait fini de sa sobriété déjà partiellement entamée. Il fait la gueule, sachant très bien qu'Aidan a remarqué qu'il n'en est pas à son premier verre. Il n'a pas besoin d'une nounou. Juste de sang et d'adrénaline.
    Draguer la copine de quelqu'un, ça aurait été sans hésiter plus excitant que de se faire taper par un russe. Krim soupire mais n'hésite pas, sachant très bien que se livrer lui fait un bien fou et que de toute façon, Aidan finit toujours par tout savoir qu'il le veuille ou non.
    Passant un doigt sur ses récentes blessures, il plante son regard dans celui de son compagnon.

    « Un putain de russe trop susceptible. J'ai merdé et il a pas aimé… le problème c'est qu'il fait deux fois mon poids et qu'il m'a pas loupé. J'crois qu'il traine encore quelque part dehors. »

    Cette dernière phrase, il la sort de façon plus enjouée. Si ce foutu russe est encore dans le coin, rien n'empêchera Krim de retourner le voir une fois quelques verres de plus dans le sang. Pour chercher les ennuis comme d'habitude, une fois lancé il ne s'arrête pas. Et il n'en a pas encore eu assez. Demain il regrettera, probablement.
    Attrapant son verre et le portant à ses lèvres toujours insatisfaites, il sent la boisson réchauffer sa gorge, son ventre, son coeur. Et dire qu'il avait déjà trop chaud.
    Un petit sourire joueur sur le visage, il se penche vers son compagnon.

    « Tu bois avec moi ? J'me sens seul là. »

    Il était presque sûr que le brun en mourrait d'envie. Ça le décoincerai peut-être et Krim en oublierait   ce costard trop guindé. Et puis, il allait vraiment se sentir comme un poivrot s'il continuait comme ça à boire en solitaire. Mais il fallait être honnête. Il aurait préféré moins de jus d'orange dans son verre.



    Spoiler:
    Me dit pas çaaaa après j'vais avoir des idées huhu. Je verrais bien Krim débarquer chez lui complètement défoncé pendant qu'il dort, lui teindre les cheveux en rose et plus s'en rappeler le lendemain. 8D
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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Sam 24 Mar 2018, 00:29
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    Je sais pas trop ce qui cloche avec nous, on est peut-être juste pas fait pour ce monde. Si l’alcool est un bon moyen de s’amuser ou d’animer une discussion, c’est loin d’être le cas pour Krim et moi. Je sais bien qu’il est à la recherche d’un alcool fort et brûlant dans l’unique but de noyer son esprit, d’étouffer ses pensées. Je crois bien que c’est comme ça que ça marche chez les malchanceux. Tu vois, on se dit qu’un jour on finira par arrêter, qu’on trouvera quelque chose ou quelqu’un pour nous servir de pilier. T’as été le mien et ça n’a pas duré. L’alcool et le tabac, en revanche, sont des merdes qui seront toujours présentes. Irremplaçables même.

    Mais, dans le but de l’embêter un peu et de m’imaginer des traits responsables, je préfère doser moi-même sa boisson. Après tout, je suis le barman. Je le sers comme je veux. Evidemment, il proteste, il boude même. Cela me fait doucement rire, je sais pas combien de verres il a bu, mais il est du genre à tenir le petit. Il doit sûrement être habitué aux gueules de bois. Beaucoup s’en plaignent et font la stupide et fausse promesse de ne pas se remettre à boire après une cuite. Mais je dois bien avouer que se sentir dans le néant, ça fait du bien parfois.

    Je fais mine de rester impassible face à sa requête, réfléchissant faussement avant de lui répondre. « Mh… J’en sais rien, t’as l’âge pour ça ? » demandais-je tout en le zieutant de haut en bas comme pour vérifier son âge. Krim a beau être plus âgé que moi, il a des allures enfantines et parfois, je ne peux m’empêcher de le taquiner. C’est mauvais, ouais, je sais. Mais que veux-tu ? Tu trouves pas que sans toutes ces marques et tatouages, il aurait l’air d’un gosse ? Du moins, j’imagine, car je l’ai toujours connu qu’avec cette dégaine. En parlant de blessures, celle-ci semblent bien trop fraîches. Il est évident qu’il s’est battu juste avant d’arriver ici. Je suis sûr qu’il a de bonnes raisons – ou pas du tout – mais il a l’air d’avoir galéré ce coup-ci. Curieux et, tout de même inquiet, je lui demande à ma façon ce qui lui est arrivé. Je sais bien que les mésaventures, il les enchaîne, mais j’espère pour lui que ça en valait le coup. Il m’explique alors non sans se plaindre, naturellement un sourire amusé vient étirer mes lèvres. J’en connais un qui a cherché des problèmes avec plus gros que lui. Pourquoi il va pas plutôt chercher la merde avec quelqu’un de sa taille ? Serait-ce moins amusant ou juste moins excitant ? Toute fois, lorsqu’il me fait savoir qu’il traîne encore dans le coin, je ne peux qu’être intéressé. « Serait-ce une invitation ? Tu sais bien que je suis toujours partant pour un plan à trois. » dis-je, le sourire aux lèvres. Drôle de choix de mots pour un type qui n’a pas de désirs sexuels, tu trouves pas ? M’enfin, j’ai toujours eu un humour particulier, tu le sais bien. Et je dois dire qu’aller affronter ce géant aux côtés de Krim me tente bien. Ça serait sûrement une très mauvaise idée de partir à sa recherche, mais je suis sûr que lui et moi sommes bien assez mauvais pour relever ce défi.

    Il se met finalement à boire son jus d’orange à la vodka et je le regarde, satisfait. Dans ces moments-là, il a vraiment tout d’un gosse. Je suis sûr qu’au fond, il trouve pas ça mauvais. Il fait juste semblant parce que monsieur veut se bourrer un peu plus. Néanmoins, son petit sourire ne me dit rien qui vaille. Il me propose alors de boire avec lui et je dois bien avouer que j’hésite. Les sourcils légèrement froncés, je réfléchis. Je suis censé bosser mais… Comment veux-tu que je refuse sa demande ? Je refuse jamais un verre. Ou une bouteille. Un coup d’œil dans la salle et je prends ma décision. Un soupir franchit alors mes lèvres tandis que je capitule. « … Ça marche. J’avais besoin d’une pause t'façon. » Faut dire, c’est lassant de s’inventer des manières. Puis, les clients sont tous occupés à rigoler ou à se draguer. Et si jamais, je suis toujours là, alors je pourrais surveiller.

    Lui tournant le dos un instant, je cherche de quoi nous désaltérer. Je viens alors poser une bouteille de vodka et une de whisky sur le comptoir. Je sors également des verres à shot que je dépose à côté des bouteilles avant de relever mon regard vers mon camarade. « Ça va suffire tu crois ? » C’est quand même un bon début, mais si ça lui suffit pas, on pourra toujours se resservir. Je quitte alors la place du barman pour venir prendre place sur le tabouret à côté du sien. Me débarrassant de ma veste, je m’étire, me sentant enfin libéré. « Mec, tu peux pas savoir à quel point j’ai envie de la cramer, cette tenue. » Il est parti loin l’employé du mois, néanmoins, j’en oublie pas mon devoir et viens remplir ces verres à shot de vodka pure. Bien alignés sur le comptoir, ils n’attendent qu’à être déguster. « T’es prêt ? » demandais-je, un sourire aussi joueur que le sien.

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    Spoiler:
    omg. arrête, en vrai, je suis grave partante pour un futur rp de ce genre ! ça sera un massacre, krim risque sa vie et va s'attirer les foudres d'aidan, mais je suis partante !




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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Dim 25 Mar 2018, 16:49
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    Il s’est toujours demandé à quoi ressemblerait sa vie s’il avait pu rester entier. Sans ce manque constant et inflexible qui semblait dicter la moindre de ses actions. La moindre de ses pensées déjà trop emmêlées pour être un jour déliées. Qu’est-ce qu’il ferait en ce moment, s’il n’avait pas ce vide comblé par des flammes imaginaires ? Qu’est-ce qu’il penserait, ou travaillerait-il, qu’elles seraient ses passions, ses relations ? Qui aimer, qui détester. Probablement Copenhague, parce qu’il ne connaît que ça et qu’il est bien trop lâche pour vouloir plus. Plus loin et plus grand que les ruelles délaissées qui l’ont vu grandir. Oui, il y serait probablement encore. Courant, fuyant et cognant parce qu’il n’a jamais su faire autre chose de ses pieds et ses mains. Et il en serait probablement heureux, sans brasiers pour le ronger, sans néant pour l’engloutir petit à petit. Il aimait sa ville natale tout comme il la haïssait. D’un amour insensé et d’une haine indéfinissable. Malheureusement pour lui, il s’était perdu dans les couloirs sombres et mal éclairés d’un monde sans carte ni tracé. Il lui aurait fallu des panneaux. Un seul aurait même suffi, histoire de le diriger sur le prochain embranchement, de lui dire ''hé mec, la vie c’est de ce côté'', au lieu de le laisser patauger dans la boue sans jamais parvenir à s’en extraire, de sentir ses mains se refermer compulsivement sous le coup d’une rage sans origine. Des mains qu’il devrait couper s’il en avait le courage. Des mains qui ne servent à rien d’autres qu’à frapper, tenir une bouteille et se promener sur des corps qu’il ne connaît même pas. Malheureusement il n’a jamais été très courageux, alors ses mains, il les garde jusqu’à ne plus trop savoir quoi en faire d’autre.

    Krim se sait gamin, immature et aussi inutile qu’un gosse de 5 ans en ce qui concerne les responsabilités. Il a parfois l’impression de n’être qu’un ado tout juste sorti du lycée et prêt à se prendre ses premières cuites et bastons. Les miroirs, il les évite, sachant trop bien de quoi il a l’air. Sachant trop bien que les débris de verre resteraient coincés dans ses paumes quand il exploserait. Alors oui, il a l’âge de boire. Et il en veut à Aidan de paraître plus âge que lui malgré ses quelques années en moins. Le gosse c’est Aidan, pas lui. Aussi il se contente de lever son majeur d’un geste injurieux.

    « J’ai l’âge qu’il faut pour te casser la gueule si besoin. »

    Pas très polis, mais il ne l’est jamais avec lui. Pas de filtres, pas de faux semblants. Ils savent très bien tous les deux qu’en combat, ils en ressortiraient aussi salement amochés l’un que l’autre et ce n’est pas la différence de gabarit qui changerait grand-chose. Son compagnon aurait bien mérité qu’il ajoute les actes à la parole, mais la soirée ne faisait que commencer. Ils avaient tout leur temps. Tout le temps d’aller retrouver son pote russe par exemple. Réchauffé par le sourire du brun, Krim le lui rend, certain de ne jamais s’ennuyer. Traîner dans les rues à la recherche d’ennuis, ils l’avaient fait des millions de fois. Toujours aussi excitant. Toujours aussi sanglant.

    « A deux c’est moins marrant, faut bien pimenter un peu mes relations. »

    Également toujours là pour suivre les sous-entendus. Sans compter le côté luxure du blond parfois beaucoup trop prenant. Il n’était jamais surpris de croiser de temps en temps une conquête oubliée, homme ou femme, honteuse ou insolente. Leur prénoms, il ne s’en rappelle jamais. A quoi bon. Alors il les ignore, honteux, pas sûr de bien savoir si prendre et certain de ne rien pouvoir leur apporter de plus. Juste une nuit perdue parmi les autres tout aussi oubliées. Ce que proposait son camarade était bien plus tentant. Surtout s’ils commençaient tous les deux à boire plus que de raison. Situation fort probable vu les bouteilles et verre à shot maintenant disposés sur le bar. Aidan ne perd pas de temps. Et c’est bien pour ça qu’ils sont potes.

    « Au pire on dévalisera tout le bar si ça suffit pas ! »

    Il hausse un sourcils. Honnêtement, ça suffira. Il leur fallait tout de même arriver à passer la porte du bar s’ils voulaient ne pas se ridiculiser complètement devant les clients.
    Observant Aidan s’asseoir et se débarrasser de son horrible veste, il ne peut s’empêcher de ricaner.

    « Tu m’étonnes, on dirait un pingouin. »

    D’un geste et d'un sourire narquois, il désigne sa tenue noire et blanche ainsi que ses cheveux dans les mêmes teintes. A croire qu’il l’a fait exprès. Tout ça lui donne un air franchement comique et Krim n’en rate évidemment jamais une pour le taquiner. Même si au fond, sa tenue il s’en fout pas mal. Car dorénavant seuls comptent les verres à shot alignés devant eux.

    « Prêt !»

    Prêt, il l’était toujours. Pour les bagarres, pour râler, pour l’alcool. Pour tout ce qui n’était pas sain pour lui. Pour le reste, il n’était jamais prêt. Trinquant avec son partenaire, le verre fut vidé en quelques secondes à peine. L’habitude. Il ne s’en lasse jamais. Tout brûle, tout s’enflamme, il en redemande avec un grand sourire. Le sourire du gars qui sait qu’il va trop loin. Et qui l’accepte.

    « Encore ? »



    Spoiler:
    J'suis tellement partante aussiii ! Mon pauvre Krim... Aidan aura intérêt à pas trop l’abîmer :c
    (faut qu'on arrête d'avoir des idées alors qu'on vient juste de commencer le 1er mdr)  
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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Jeu 29 Mar 2018, 02:29
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    Tu m’étonnes qu’il finisse par se vexer si je le charrie trop sur ça. Mais je suis un petit con et ça, Krim le sait très bien. Il va devoir faire avec. Devoir supporter mes remarques et mon humour pas drôle. Sa réaction me fait doucement rire. Autant le majeur que la proposition de me casser la gueule. Tu sais, je suis pas de ceux qui respectent leurs aînés. Est-ce que je le considère comme mon aîné même ? J’en doute. Et si je me mettais à lui montrer des signes de respect, que deviendrait notre amitié ? Une niaiserie bonne à jeter. Un air amusé sur le visage, je lui réponds avec sourire. « Ah bon ? Je demande à voir ça. » Grande gueule, je te dis. Ouais, on se tape souvent dessus. Et non, ça me déplaît pas. Étrange à dire. Mais tu vois, on s’enflamme vite. Alors on se bagarre. Après tout, les bagarres sont bien mieux que les disputes. Ça nous servirait à quoi, les mots, de toute façon ? Pas notre genre. Agir sans réfléchir, c’est ce qu’il y a de mieux. C’est bien mieux que de se faire des confidences. Ou de dire des choses qu’on regrette. Tu sais, ça m’arrive de me demander si tu les regrettes tes mots ? Et c’est peut-être ces conneries qui m’empêchent d’avancer.

    Parce qu’un bon poto se doit d’interroger son bro, je me mets à jouer la police. Enfin, si on veut. C’est plus par curiosité – je n’avouerai jamais à voix haute que je suis concerné – et par envie de connaître ses nouvelles aventures. C’est qu’il s’amuse bien plus que moi, lui. Je le vois jamais travailler. Un peu comme un artiste, il fait ce qu’il veut quand il veut. Il ère, il vagabonde, il se pose très rarement. Un style de vie que j’ai bien connu. Et que je mènerai encore aujourd’hui si j’avais pas la responsabilité de devoir payer un loyer. Responsabilité, encore un mot que je déteste mais je dois supporter. Je serais bien mieux dans une planque, tel un clandestin.

    Si l’un de ces bourges ou de ces petits jeunes passait par là, ce moment-même, il en serait choqué. Notre conversation peut-être très mal interprétée. Non pas que l’on soit des obsédés ou qu’on ait besoin de compenser, on est juste cons. Une façon bien à nous de dire l’ennuyeuse expression plus on est de fous, plus on rit. Sauf si, eux aussi, ils trouvent ça drôle de se taper dessus. Mais j’en doute. Mon camarade entre dans le jeu et sa réponse vient étirer mes lèvres en un sourire en coin. Pas un pour rattraper l’autre, je te dis. « Deal. » Contrat conclu, on ira le chercher ce fameux russe qui mesure deux Krim et demi.

    Faut pas me le dire deux fois. Même si je suis pas du genre à boire énormément, ça change du tout au tout lorsque je suis avec lui. Boire entre potes c’est plus drôle. Alors, je fais comme chez moi – ce qui est carrément le cas, tout compte fait – débarrassant le bar de deux bouteilles bien trop encombrantes pour lui. C’est que je vois les choses en grands. Puis, les clients d’aujourd’hui ont pas l’air du genre à boire ce genre de chose, de toute façon. À la remarque de Krim, je zieute les bouteilles et verres tranquillement disposés sur le comptoir, j’en fais trop ? Je me laisse parfois rapidement emporté, redevenant ce gamin tout juste bon à faire des conneries. Je le suis toujours, mais aujourd’hui, je suis majeur. Alors, c’est différent. Y a plus limite.

    Cette fois-ci, c’est moi qui le fusille du regard tout en lui adressant mon majeur. Il y a que lui pour me faire remarquer un détail que j’avais pas même capté. J’y peux rien si le patron préfère les tenues sobres qui s’adaptent à tout ! Et puis, le noir et blanc, c’est un peu la base de tout uniforme. « M’en fous, je reste canon. » maugréais-je tel un gamin dans ma barbe inexistante. L’enthousiasme de Krim m’atteint et j’en retrouve mon sourire, attendant impatiemment de me lancer dans ce petit jeu de con. Il est prêt et je le suis aussi. Cognant doucement mon verre au sien, je viens ensuite l’engloutir d’une traite. Une très mauvaise idée. J’en grimace tandis que cette chaleur se propage dans ma gorge et que ma langue semble vouloir crier à l’aide sous cette amertume. La vodka pure, ça a pas bon goût. Ça juste un goût d’alcool. Pourtant, je me sens tellement bien. Krim semble d’attaque pour un deuxième, bien plus enthousiaste qu’il ne devrait l’être. Les premiers coups de chaud se font déjà ressentir. Je soupire, je reprends de l’air. Je maîtrise pas autant que lui. Au final, c’est plutôt moi le gamin. « Mec, tu t’arrêtes jamais. » C’est pas une question, ni une remarque, juste un fait. Voyant tous ces verres, je me dis et si on allait plus loin ? C’est pas une bonne idée, je sais et pourtant, me voilà déjà en train de les séparer en deux lignes distinctes. Quatre pour lui et quatre pour moi. Tous remplis avec de la vodka. « On va compliquer les choses. Le premier à finir les quatre verres d’une traite a gagné. » Gagné quoi ? Une gueule de bois ? Le droit d’être sobre ?  Je l’observe alors un instant, je me questionne. « Mais uh… Attends, t’es en état de le faire ? J’sais pas combien de verres t’as bu avant. » Ça ressemble presque à des reproches. Alors quoi, je suis pas content qu’il ait bu autant avant d’arriver ici ? Je regarde de nouveau les verres tout en réfléchissant. « Quoique, j’peux toujours rajouter un peu d’orange. » Ça va atténuer un peu la vodka et donner un meilleur goût. Mais l’intérêt c’était pas justement de boire sans savourer ?

    panic!attack

    Spoiler:
    mdr il sera gentil t'inquiètes, comme toujours   je prends note, je l'ajoute à notre to-do list qui va vite se remplir je sens hehe
    ps pardon si y a bcp de fautes (mais tu me pardonnes vu l'heure, hein ? )




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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Mar 03 Avr 2018, 13:36
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    Il doutait que ce soit une bonne idée de régler ses comptes, là, maintenant. Mais si Aidan le cherchait, pas de doute qu’il s’enflammerait. Poings contre poings, ils sont à peu près à égalité et le savent très bien tous les deux. Mine de rien on pouvait être petit et frapper aussi fort que le monde. Ça le démange, d’attaquer. N’importe qui, n’importe quoi. De faire grincer ses jointures et bander ses muscles. Il pourrait se retourner et balancer une bouteille à la gueule d’un mec derrière lui, histoire de lancer une danse dont il connaît les moindres pas et ne s’en lasse pas. Mais pas maintenant, pas tout de suite. La rue est bien plus propice aux explosions de violence, alors il attend. Et en attendant, il se contente d’un sourire narquois.

    « Tu sais très bien que je te fous à terre quand je veux. »

    C’est prétentieux. Très prétentieux. Et totalement faux. Une fois sur deux c’est bel et bien sa propre tête qui finissait éclatée contre le sol, sonnée et désireux de recommencer. Mais si Aidan le cherche, il le trouve. Et malheureusement pour lui il commence à être bien trop éméché pour se contrôler. Oublier d’être sage. Oublier d’être sain. Mieux valait de pas trop le défier, ne pas trop jouer avec le feu attisé sous l’alcool. Il lui fallait un seau d’eau glacée, versé sur son corps toujours si fiévreux et indomptable, n’écoutant jamais rien que ses propres pulsion. Oui, de la glace pour endormir le monstre et tuer la flamme avant qu’elle ne s’embrase. Mais avec Aidan à côté de lui, autant balancer de l’huile à la place. Tant pis, il ferait avec pour la soirée. Qu’il ne vienne pas se plaindre.

    Un brun, un bond et un russe. Il en était. Passionnant et excitant, hâte de déterrer les ennuis pour les exposer au grand jour. De créer une nouvelle page dans son histoire grise aux couleurs si rares et attendues. La baston, un bon moyen de remplir les trous, d’oublier le reste et de se concentrer sur le sang qui frappe, coule et s’extasie. Qu’est-ce qui cloche chez lui ? Chez eux ? Toujours à vouloir plus, à chercher l’irremplaçable et l’indéfinissable. Et encore, Aidan arrivait bien mieux à se poser que lui. Ce bar en était la preuve. Et lui accoudé, buvant et râlant sa journée passée ne lui ayant apporté rien d’autre que des cicatrices. Il fallait qu’il grandisse. Dans dix ans peut-être. C’était toujours trop tôt.

    Apparemment les pingouins ce n’est pas son truc. Il le comprend, avec leurs petits yeux d’oiseaux vides ce n’est certainement pas le meilleur animal du monde. N’empêche que niveau couleur, on y est. Ne lui manquait plus qu’un costard en queue-de-pie.
    Il se félicite de l’avoir énervé. Une réussite pourtant pas si compliquée mais qu’il ne manquerait pour rien au monde. Voir un Aidan susceptible en colère, c’est encore mieux que le café du matin. Alors le blond se contente de hausser les épaules, amusé face à son air d’enfant frustré et le juge de haut en bas, l’air d’analyser la marchandise.

    « Mouai, je suis quand même mieux. »

    Un gamin comme un autre, heureux de simplement déclarer qu’il est le meilleur, le plus beau et le plus intelligent devant ses camarades de classe. Alors certes son acolyte pouvait bien être canon peu importe ses fringues, Krim serait toujours là pour le contredire et le faire rager un peu plus bien qu’il se fiche de sa propre apparence. S’il avait voulu se la péter, il aurait sorti sa plus belle chemise et prié pour qu’elle ne soit pas tachée de sang.

    La tête commence à tourner. L’alcool commence à se faire sentir. S’arrêter ? Il s’arrêterait quand il sera mort. Ou évanouie sous le bar, mais ça il préfère ne pas y penser. Tout comme il préfère ne pas penser à tous les verres que le brun commence de nouveau à aligner. Merde, quand il avait déclaré en vouloir encore, il n’avait pas envisagé sortir l’artillerie lourde. Juste un autre verre aurait suffit… pas quatre. Il fusille Aidan du regard, l’air tout à coup beaucoup moins serein.

    « T’es sûr ? T’étonnes pas de devoir me porter jusqu’à chez moi après…»

    Il rigole à moitié, ne sachant honnêtement même pas lui-même à combien de verre il en est. Trop ? Pas assez ? Un de plus, un de moins… Quatre de plus ne ferait pas la différence après tout. Les défis, il ne sait pas leur dire non. Formulé comme ça, hors de question qu’il se désiste.
    Sentant presque des reproches dans sa voix, le blond soupire en s’emparant d’une bouteille de jus d’orange pour en verser un peu dans deux de leurs verres respectifs. Pas trop, il ne faut pas abuser.  Moitié vodka pure, moitié mélange à l’orange. Si avec ça il se plaint encore…

    « Voilà, ta conscience se sent mieux ? On peut y aller ? »

    Krim tient beaucoup trop bien l’alcool. Malheureusement pour lui, il finit toujours par en abuser, oubliant ses propres limites pour se perdre dans l’euphorie. Mais à deux, ça devrait bien se passer, non ?

    « Le perdant donne le premier coup au russe ! »

    Idiots et immatures. Ils le sont, pourquoi changer ? Soulevant un premier verre, il sourit à son partenaire, attendant le départ. Heureux de boire, heureux de jouer et de défier. Juste heureux d’être là, finalement.



    Spoiler:
    Comme toujours hein... mouai :c Mdr le but va être de rp dans tous les lieux de Stonehaven  
    Tkt j'en ai pas vu, tu es pardonné. ~ 
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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Mar 17 Avr 2018, 19:17
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    C’est qu’il semble bien sûr de lui. Chose qui m’amuse fortement, surtout que monsieur ne se prive pas pour embellir les choses. Un sourire au coin, j’hausse un sourcil. Il pense vraiment pouvoir me mettre à terre, là ? Alors qu’il semble déjà avoir perdu un peu de sa sobriété ? J’ai bien envie de voir ça. Je ne sais pas laisser les choses là où elles sont. Je ne sais que provoquer d’avantage. Et le fait de le voir si sûr de lui me donne envie de lui prouver le contraire. Pourtant, lui et moi, ça se joue à pile ou face. On se partage les raclées à tour de rôle. Mais aussi confiant que lui, je me dis que je peux l’avoir si jamais il voudrait me faire croire le contraire. À la vue de ce sourire si narquois, je réponds sans réfléchir. « C’est pourtant pas ce qui s'est passé la dernière fois. » Encore un peu et je lui propose de lui rafraîchir la mémoire. On risque de finir dans un sale état. On s’en plaint en apparence, mais je sais très bien que lui comme moi, on aime ça. Un pote comme Krim, t’en trouve pas à tous les coins de rue. Un pote sur qui tu peux taper et qui te rendra les coups, parfois en pire histoire de te remettre les idées en place. Et ça, tu vois, je ne pourrais rêver mieux comme amitié. On a beau être tous deux idiots, faut quand même avouer que notre patience est admirable. Y en a peu qui arriverait à me supporter. Et même si on se frappe, on est bien loin des envies de meurtre, c’est fou hein ?

    Du moins, jusque là. Parce qu’il ne devrait pas oublier que je suis très susceptible. Et même s’il a raison sur le fait que mes vêtements soient assortis à ma chevelure, je me vexe tout de même. Que veux-tu, je ne suis qu’un sale gosse un peu trop chatouilleux. Surtout que, mon physique j’y tiens. Comment veux-tu que je charme qui que ce soit sans ma belle gueule ? Ce n’est pas ma personnalité qui les fera craquer. Mon majeur ne semble pas suffisant pour le faire taire. Je suis même sûr qu’il a des tas de commentaires et de blagues pas drôles en réserve. Contre toute attente, il vient même me jauger du regard et je le regarde choqué, non, carrément scandalisé avant de le fusiller du regard. Comment ose-t-il ! Impatient, je laisse échapper un « tsk », habitude que je n’arrive à faire disparaître. Et finalement, j’entre dans le jeu, prenant un air sûr de moi avant de lui répondre. « Mh, un peu trop petit garçon à mon goût. » Voilà, c’est reparti. Je le traite de nouveau de gamin, m’attirant sûrement ses foudres alors que j’affiche un sourire moqueur.

    Emporté dans mon élan, je lui propose un petit jeu qui me plait énormément. Plus c’est con et plus c’est bon. Ce n’est qu’une fois que tout est en place que je me mets un peu à douter. Krim ne semble pas très sûr non plus. Faut dire, j’ignore ce qu’il a bu avant d’arriver ici. À dire vrai, je ne devrais même pas lui servir quoique ce soit ce soir. Mais je ne suis pas un barman très responsable et surtout, avec lui à mes côtés, je ne sais faire que des conneries. Qu’il soit rassuré, s’il finit dans un sale état, je veillerai sur lui. À condition que je reste un minimum sobre moi aussi. À sa question, je réponds d’un haussement d’épaules, un petit sourire en coin. « Tu peux toujours déclarer forfait. » Je dis cela sachant pertinemment qu’il ne le fera pas. Au contraire, cela risque de le motiver d’avantage. « Et puis, c’est pas comme si j’avais pas l’habitude. » Parce que oui, même en étant con, je veille un minimum sur lui.

    Qu’est-ce que je disais ? Le voilà déjà en train de rajouter un peu de jus à nos boissons. Et cela suffit à me rassurer. Comme si le peu d’orange allait le sauver et le rendre plus sobre. Impatient, il me demande si on peut enfin se lancer et je ne réponds rien, mon sourire voulant tout dire. Un rire m’échappe à l’entente de son pari et sûr de moi, je lui réponds. « Mec, va t’en falloir du courage. » J’insinue qu’il va perdre mais je ne devrais certainement pas être si confiant. Après tout, malgré les apparences, ce type tient très bien l’alcool. L’imitant, je soulève mon verre et commence un long décompte. « Trois… Deux… Un ! » Et ça y est, c’est parti. Je ne fais plus attention à lui, me concentrant sur les verres que je dois me dépêcher d’engloutir. Je vide le premier d’une traite, l’orange atténuant ce goût trop fort d’alcool. Je m’attaque au second, me dépêchant de l’avaler tout aussi vite et c’est là que ça se complique. Il ne me reste que les deux verres de vodka pure. J’inspire un coup puis avale le premier. C’est juste horrible. Je toussote un peu mais ne me décourage pas. Le dernier verre ne me donne absolument pas envie mais dans un dernier effort, je viens le vider avant de le reposer un peu trop fortement, faisant claquer le verre. En plus, je me remets à tousser. La honte. « Oh, fuck. » grognais-je. Je suis comme essoufflé, ma gorge est en feu et ma tête semble étrangement trop légère. Je m’appuie contre le comptoir comme pour reprendre mon souffle tandis que je secoue désespérément la tête. « C’était une très mauvaise idée… Je sais pas comment tu fais. » dis-je, n’ayant toujours pas jeter un regard en sa direction, me disant que j’ai forcément perdu.

    panic!attack

    Spoiler:
    aidan est qqun de très doux, tu le sais bien   je relève le défi !  
    excuse du retard btw orz (pis je te laisse même choisir le gagnant, tavu :d)




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    Re: (krim) we're all going to burn in hell anyway. > le Mar 24 Avr 2018, 12:31
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    Son partenaire semble dubitatif. À vrai dire Krim aussi. Chose qu’il ne montre pas. Les faiblesses, on les garde bien précieusement enfouies sous un joli sourire, une blague sortie de nulle part. Et si aujourd’hui, sa faiblesse tenait d’un penchant pour l’alcool et d’une non sobriété, raison de plus pour ne pas le montrer. Jamais. Il tient bien l’alcool. Malheureusement pour lui, tenir ne suffit jamais. Au fond, le blond s’accroche à beaucoup de chose. L’alcool n’est qu’une partie du gouffre, où il jette bouteilles, mégots de cigarette et désillusions presque oubliés. Ça s’entasse la dedans, peut-être finirait-il submergé. Par sa propre vie qu’il n’aurait su maîtriser.
    S’il se levait maintenant, la gravité le rattraperai sans doute. Il serait beau là, affalé sur le sol d’un bar. Comme l’enfant apprenant à placer un pied devant l’autre, de manière décousue et chaotique pour finir par pleurer ses efforts trop vains et infidèles. Tant pis, Aidan lui servirait de canne. Mais lui faire mordre la poussière, impossible avec tous ses verres dans l’âme. Mais il jouait le jeu, comme toujours. Incertain du bouquet final, ignorant les inquiétants signaux pour continuer de ne pas voir. De ne pas voir qu’aujourd’hui, c’est probablement lui qui se prendrait une raclé. Foncer tête baisser face aux feux rouges, qui sait, les voitures s’arrêteront peut-être.

    « On doit sûrement pas penser à la même ''dernière fois'' alors. »

    Il joue avec le feu, et il le sait. Aidan et lui ce sont deux flammes incandescentes, qui flambent, s’acharnent et dévorent tout, pour finir par un brasier beaucoup trop grand pour eux. Ils se cherchent, se trouvent et recommencent dans un cycle trop chaotique pour le reste du monde. Un jour peut-être que tout cela sera trop. Le coup de trop, le sang de trop. Pour l’instant, ces coups de poings sont la base de leur amitié. Étrange mais essentielle. On doit les prendre pour des fous, là-bas. Tant pis, qu’ils restent donc dans leur factice coquilles de pureté et de bonheur sourd.

    À la vue de son regard furieux et scandalisé, Krim sait qu’il en fait trop. Malheureusement pour son partenaire, ce n’est pas dans ses habitudes de se retenir, de jouer dans la finesse et de lui faire plaisir. Il devrait le savoir. Et le blond aurait du savoir que ses pics ne finissent jamais impunies. Il grimace. À vrai dire il n’est pas à proprement parler si ''petit''. Il est toujours plus grand que toutes les femmes qu’ils rencontrent -encore heureux. Mais face à Aidan, leur différence de taille devient tout de suite plus flagrante. Et il n’aime pas ça. Devoir regarder les gens d’en bas, il a l’habitude et le fait sans s’en apercevoir. Comme s’il avait le choix de toute façon… mais qu’on le lui rappelle, et il se sent rabaissé. Pas sa faute si la soupe n’a jamais eu le moindre effet sur lui. Alors il fusille Aidan du regard. L’air de lui promettre la mort. Puis la vie. Pour pouvoir le re-tuer ensuite. N’empêche qu’il sait qu’il l’a mérité, à le chercher comme ça sur son physique. Aussi il se contente de hausser les épaules.

    « D’après les femmes ce n’est pas la taille qui compte. »

    Bon, il aurait pu trouver mieux. Mais les sous-entendus comme ça, il adore et ne s’en prive pas, conscient du monde qui les entoure.

    Face aux verres, le blond hésite certes, mais est bien loin de déclarer forfait. Dans un bar, il ne se le permettrait pas. C’est le jeu, et il y joue jusqu’au bout, quitte à rouler pour rentrer chez lui. Ou à se faire aider par le brun, ce qui paraissait quand même un peu plus digne. Même si une fois la soirée entamée à l’alcool, sa dignité il s’en foutait royalement.

    « Peut-être que cette fois c’est moi qui devrai te porter jusqu’à chez toi.»

    Il sort ça de manière ironique, évidemment. Car même si le mot ''raisonnable'' ne semble plus faire parti de leur vocabulaire depuis longtemps, au final Krim est presque certain que celui qui aura besoin d’aide, c’est lui. Il n’est même pas sûr de savoir lequel des deux tient le mieux l’alcool. Ce qui est certain, c’est que lui ne sait pas s’arrêter. Ou peut-être simplement qu’il ne veut pas.

    Du courage, il lui en faudra pour finir tous ces shots d’alcool. Mais il ne doute pas, confiant comme le gamin qu’il est et sera probablement toujours. Il se contente de lui sourire, sachant très bien que ces verres finiront sans nul doute dans son estomac déjà trop remplis de ce tendancieux liquide.
    Il écoute le décompte, se prépare. Et oublie son acolyte pour se concentrer sur ses mains retenant les verres, la boisson brûlant sa gorge, l’amertume de l’orange. Un verre, deux verres, trois verres. Celui-là passe difficilement. Il aurait aimé les enchaîner tous d’une traite, mais la flamme de l’alcool pur ne se résout pas à l’épargner. L’orange, il aurait du en mettre dans les quatre verres. Quel con. Il grimace, sort probablement les quelques insultes habituelles qu’il n’entend même pas et se force à avaler le dernier verre. La tête tournante et l’estomac en feu, il repousse vivement les shots sur le bar. Ok, plus jamais. Un regard sur le coté lui permet d’apercevoir Aidan finir lui aussi, quelques secondes après. Il a gagné, mais pas sûr que ça lui apporte un quelconque réconfort.

    « Putain mec je te déteste. »

    Il ne peut s’empêcher de grogner, pas sûr que sa phrase soit intelligible. Pas sûr non plus que tout cet alcool reste dans son estomac bien longtemps. L’avantage, c’est que le brun n’a pas l’air dans un meilleur état. Il se retient de rire. Tous les deux grimaçant et à bout de souffle, ils doivent afficher un comique tableau vu les regards étranges que leur lancent quelques autres clients. Finalement, il ne pu s’empêcher de rigoler franchement. Un rire entrecoupé de toussotement, parce que oui, l’alcool continuait son effet. La preuve, il ne réfléchissait plus très bien.

    « J’ai gagné ! Mais pitié, plus une seule goutte d’alcool pour la soirée…»

    Il n’était pas sûr de pouvoir en supporter plus que ça. Il fallait qu’il se mette à l’eau. Oui, un nouveau régime sans alcool. Au moins le temps qu’il dessaoule.




    Spoiler:
    Mais oui mais oui, autant que Krim... :c OOK
    Tkt, mais du coup c'est mon bb qui gagne parce que... voila quoi  
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