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Elemental Skin



Douceur, amertume ━ ft. Opale



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    Douceur, amertume ━ ft. Opale > le Mer 21 Mar 2018, 23:54
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    Douceur, amertume

    Un énième café, mais tu ne t'en lassais pas. Quand tu n'étudiais pas, tu visitais encore la ville, à la recherche de cafés sympathiques que tu n'aurais pas encore repérée. Tu aimais cette ambiance, une musique douce dans les oreilles, en buvant un chocolat chaud. C'était cosy, tu t'y sentais bien. Tu te trouvais donc dans un café au décor rouge et doré, assez joli. Une tasse de chocolat chaud bien sûr, et un petit carnet avec toi. Il faisait un peu vieux maintenant, depuis le temps que tu l'avais, mais tu y tenais énormément. Tu y notais tes poèmes, ces fameux poèmes que tu prenais tant de plaisir à écrire. Aussi bien écrit qu'ils puissent l'être, ceux-ci personne ne les a jamais lu pour autant. Tu avais bien un deuxième carnet, avec d'autres poèmes que tu étais prête à partager, mais celui-ci était spécial. Il contenait tous les poèmes que tu écrivais non seulement avec la plus grande attention, mais aussi avec tout ton cœur. Ton autre carnet contenait des poèmes qui bridaient tes sentiments pour les rendre flous, incompréhensibles, indéchiffrables aux autres, personne ne pourrait vraiment en comprendre le sens sans te le demander directement. Celui que tu tenais dans tes mains présentement, lui, n'était que sincérité.

    Quelle heure il est, d'ailleurs ?

    Il faut dire qu'une étudiante ne pouvait pas se permettre de dormir trop tard, si elle voulait rester en phase avec ses connaissances et au maximum de ses capacités. Aussi, il ne fallait pas que tu rentres trop tard. Certains pourraient dire que tu es coincée, tu ne trouvais pas que tu l'étais. Tu ne te cachais même pas de tes défauts, tu savais que tu pensais tout ça car, sûrement tu étais " trop " strict avec toi-même pour les gens de ta génération, mais tu étais bel et bien consciente que ton premier souci derrière cette résolution de ne point rentrer trop tard était la peur.
    La peur, celle que tu n'aimais pas, qui te quittait souvent, heureusement, mais qui ne pouvait s'empêcher de revenir. Tu ne connaissais que trop bien la racine vile de l'homme, tu faisais ton possible pour ne plus en être la proie.

    Un regard à ta montre, il est dix-huit heures trente. Tu allais sûrement rester une petite heure de plus, il ne devrait pas faire bien nuit à ce moment venu.

    Tu regardes ton carnet, hésites. Tu le poses, le laissant ouvert à la page que tu venais de tatouer de ton encre. Tu poses ce qui te sert de plume à côté de celui-ci, toujours hésitant. Tu regardes aux alentours. Peu de monde, personne qui ne parait foncièrement méchant. Bien que ce ne soit rien, tout le monde pouvait l'être au fond de lui.

    Il faut que tu arrêtes d'avoir peur comme ça.. C'est ridicule.

    Tu te lèves donc. Effectivement, c'était ridicule. Avec si peu de mondes, des serveuses pas loin, tu avais quand même peur que quelqu'un ne te prenne ton carnet le temps que tu n'ailles faire tes besoins. Qui se donnerait la peine de voler un carnet, de toute façon ? Mais tes peurs ne te faisaient pas toujours, même rarement, réfléchir de manière cohérente.
    Tu te lèves donc, souriant à la serveuse qui regarde vers où tu te diriges, puis rentres dans les toilettes. Ton carnet en tête.



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    Re: Douceur, amertume ━ ft. Opale > le Ven 23 Mar 2018, 23:06
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    Un souffle (inter-rompu au milieu de ses pensées qui se défoulent dans
    L’esprit qui s’étouffe et une franchise qui se dérobe)
    Le long de la glotte ;
    Les poumons se soulèvent encore une fois
    (Saccadée chanson qui se détourne de ses pas).

    Opale ne s’en fait pas trop (ça arrive ça arrive
    C’est ce qu’on dit tout le temps tous les jours)
    Puis elle se lève pour faire un tour ;
    Sa ronde sans retour (le plateau dans la main les verres vides
    En équilibre)
    Sa tenue la restreint un peu (franchement pourquoi
    Porter cette chemise si peu cintrée si peu -)
    Elle n’est jamais contente.

    Le point rose là-bas (assise depuis déjà plusieurs heures)
    L’attire étrangement ;
    Intrigue (un point d’interrogation une
    Gêne impossible à chasser – agaçant.)

    Ses pages qui se tournent (bruit doux bruit délirant)
    Et sa prochaine overdose de café (sérieusement c’est son
    Sixième café qu’elle vient de commander)
    Opale soulève la question dans ses yeux émeraudes ;
    Puis hausse les épaules, et s’en va le préparer.

    (La torréfaction des grains marron chocolat et la
    Chaleur du feu d’un regard)
    Machine à café infernale, machine à café
    (Véritable authentique liquide noir qui s’écoule dans la tasse
    Immaculée délivrance.)

    Un air ennuyé (éternel air de défi se dépeint sur ses tâches de rousseur
    Qui coupent un peu trop – visage régulier de ses lèvres en moue ;
    Dédain).
    Et puis la mystérieuse étudiante (aux cheveux roses, elle tient
    Quand même à le souligner
    Roses,
    Lui dit quelque chose mais rien à la fois
    (roses)).

    Une serveuse devrait se (con)tenter de (servir)
    Déposer la tasse de café et s’en aller s’occuper des commandes qui
    (Décomptent comme l’eau qui s’écoule le long du robinet) ;
    Mais Opale est (Opale) une frondeuse
    S’empare (inconsciemment presque un peu trop) du petit carnet
    (Pourquoi fait-elle cela – de toutes façons elle n’a jamais été une employée modèle
    Simplement appréciée pour sa franchise et son minois un peu trop joliment rebelle.)

    Lever le point d’interrogation le transformer en exclamation
    (un i inversé le long de la colonne vertébrale)
    La moelle épinière qui frissonne le long des pages
    (Bruit doux bruit surprenant des
    Mots qui caressent les souvenirs d’un vieux passé une vieille
    Ritournelle qui se retrouve étonnamment étourdiment
    Ici dans ce café (la banquette sera bientôt tachetée de rose à nouveau
    Opale lâche donc ce carnet.))

    Peut-être que le bon sens n’est pas une qualité
    (Peut-être simplement qu’elle en est dépourvue
    Impossible déconvenue) ;
    La porte (déclame)
    Claque le long de son embrasure ;
    Elle est de retour (comment vas-tu t’expliquer).

    Et peut-être que la franchise est une qualité
    (Un défaut malaimé)
    Peut-être simplement qu’elles étaient vouées à se retrouver
    (Au hasard des vagabondages le long du courant des marées) ;

    Opale ne fait rien de trop (ou justement un peu trop) ;
    Posant son index sur le front de la (fausse) rosée,
    Elle souffle d’un air sérieusement décontracté (du haut de son mètre soixante-dix,
    La lueur de son regard toujours aussi adolescente – alors que le temps fuit)
    Fais attention à toi, petiote.

    Une deux trois (secondes)
    Et l’irlandaise lâche ce petit rire (un souffle le long de ses lèvres)
    Avant de redresser ses pupilles pétillantes d’amusement (elle rigolait
    Depuis tout ce temps) ;
    Vraiment, tu n’as pas du tout changé.
    (Si un peu les cheveux mais le cœur n’a pas bougé).

    Elle ne sait pas faire la conversation (ou avancer dans une situation),
    Alors elle se contente de faire son boulot (reprendre la routine) ;
    Ranger les tasses vides sur son plateau luisant (argent),
    Une réponse (peut-être jamais)
    Mais rien n’était vraiment trop charmant pour ne pas écouter.
    douceur, amertume
    ft. Mysth
    (échanger le temps contre le vent)
    (c) Opale
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    Re: Douceur, amertume ━ ft. Opale > le Sam 24 Mar 2018, 12:44
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    Douceur, amertume

    Ouvrant la porte, toujours aussi peureuse, tu tournas le regard directement vers la table où tu étais assise. En y pensant les gens qui étaient là depuis un moment devait te trouver louche à aller aussi souvent aux toilettes. En même temps, tu n'avais pas compté le nombre de cafés que tu avais bu, mais ça devait commencer à faire beaucoup. Peu importe, normalement tu aurais de quoi payer. Enfin, chaque fois que tu allais aux toilettes tu avais peur pour ton carnet. C'était peut-être ça qui avait attiré la jeune femme à le regarder, peut être que tu avais appelé la malchance à force de la redouter. Ce genre de chose comme le destin, le karma, tu y croyais beaucoup. Alors tu n'étais pas vraiment énervée quand tu la rejoignis, plus honteuse d'y avoir tant pensé que c'était arrivé. Pour autant, ça n'était pas moins la faute de cette femme de l'avoir pris pour le lire. Cette femme, qui apparemment était serveuse au vu de son accoutrement.
    Avant que tu ne puisses dire quoi que ce soit, elle avait déjà posé son index sur ton front en te sortant une petite phrase, sûrement sensée te faire comprendre qu'il faut faire attention à ses affaires. Certes, tu aurais pu fermer ton carnet, sur ça tu n'avais pas vraiment été minutieuse, mais ce n'est pas ce qui retint ton attention en entendant sa voix. Ses paroles.

    ❝ ━ Fais attention à toi, petiote. ❞

    Petiote.

    Elle te rappelait quelqu'un. Ce quelqu'un. Cette petite fille. Était-ce elle ? Tu ne pensais pas un jour oublier ce moment mais manifestement, avant qu'elle ne te le rappelle tu l'avais oubliée. Un jour où tu sortais de ton école, mal en point. Les yeux regardant tes pieds, triste, dépitée. Désespérée.
    Elle était là à la sortie, elle t'avait vu et s'était posté devant toi. Sûrement avait-elle compris que tu allais mal, en même temps ce n'était pas difficile à voir. Elle n'avait pas dit grand chose, juste cette petite phrase. Avec le même geste, d'ailleurs.

    ❝ ━ Fais attention à toi, petiote. ❞

    C'était maintenant clair dans ton esprit. Cette femme, aux cheveux ébène, aux yeux émeraude et aux taches de rousseur, qui lui allaient vraiment bien à tes yeux, était la même petite fille d'autrefois.

    ❝ ━ Vraiment, tu n’as pas du tout changé. ❞

    Avant que tu ne puisses vraiment réagir à ses dires, elle repartit faire son travail. Tu réfléchis à ce qu'elle vient de te dire, intriguée. N'ayant pas compris le sens de sa phrase, toi qui réfléchis trop, tu interroges. Tu n'avais pas les cheveux de cette couleur à l'époque, comment avait-elle pu te reconnaître ? Tu pris une de tes mèches roses entre tes mains, la regardant avec des yeux intrigués. Peut-être que ton visage n'avait pas du tout changé ? Il te semblait pourtant. Enfin tu n'avais sûrement pas un regard objectif par rapport à un avis extérieur.

    Mais, que fait-elle ici, d'ailleurs ?

    À cette pensée, tu ne pu t'empêcher de vouloir lui poser la question. Après tout, tu venais de Londres, et elle aussi normalement puisque vous étiez dans la même école étant enfant. Le hasard avait voulu que vous vous rencontriez de nouveau, tu voulais bien le faire parler pour qu'il te dise à quelle occasion elle travaillait sûrement ici.
    Faisant mine de vouloir commander un autre café, alors que celui que tu avais à ta table n'était pas encore fini, tu fis signes à la jeune femme, d'antan cette petite fille, qui passait justement à côté de toi.

    ❝ ━ Dis, c'est peut-être pas le moment mais, tu habites ici maintenant ? ❞

    Marquant une pause de quelques secondes, tu repris,

    ❝ ━ Et puis, en quoi n'ai-je pas changée ? ❞



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    Re: Douceur, amertume ━ ft. Opale > le Dim 25 Mar 2018, 22:49
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    C’était la chasse contre le temps (la traque contre le vent)
    Changer les harmonies en instants ;
    Présente cacophonie des tasses qu’elle mettait dans la plonge,
    Ses doigts toujours aussi effilés qu’enfant alors qu’elle guettait la dérive
    D’une humanité en déficit
    (d’amour d’attention d’une gentillesse perdue dans le vide).

    Elle se trompait peut-être (jamais)
    Les apparences sont des ruses
    Qui font des trahisons leurs muses ;
    (Mais l’intuition est plus forte que ces
    Froissement dans l’eau douce des réconforts).

    Opale semble avoir déjà avancé (tourné le dos à une page du passé) ;
    Le discret mouvement du bord de ses lèvres trahit
    La réflexion qui s’ensuit (puis l’inclinaison des tonalités inchangées)
    Dis, c'est peut-être pas le moment mais, tu habites ici maintenant ?

    L’oreille tendue elle ne répond point (le regard perdu dans les fausses
    Notes de papier aux prix ronds ou cassés – que lui importait donc qu’un
    Cinq ou un deux trainent par-ci ou par-là)
    Et puis, en quoi n’ai-je pas changé ?

    L’iris émeraude se relève pour scruter (fixer encore un peu
    La cadence soulevée par la cascade rose
    Demi-cadence des interrogations qui s’écoulent aussi
    Le long de sa nuque – sans réponse (peut-être qu’elle le sait déjà)).

    Le regard se glisse sur le visage fin de la (petite fille
    Petite enfant sortant dépitée de l’école
    Petite enfant sortant
    Outragée par les autres garnements.)

    La porte du (collège) café claque
    (Puis elle la voit encore sortir
    Sortir au fil des ans
    Sortir pour se faire rattraper
    (Attraper les cheveux
    Alors que le bitume manque de lui casser les dents)
    Opale se relève du haut de son mètre soixante-dix encore
    Une fois soulever l’une des pestes
    (Poigne forte avec ses mitaines de motarde,
    Son débardeur blanc et pantalon camo) ;
    La délinquante les laisse crier un peu (insulter le mur de
    Mépris un rictus lui déformer les lèves
    Et la peur transformer le regard de celles
    Qui osaient défier la loi du plus fort.))

    Un petit sourire mélancolique (ironique)
    Etire les lèvres de la serveuse d’un après-midi (le long
    De son rouge à lèvres se lit
    Le passé en ritournelle et le destin
    En farandole).

    Franchissant les barrières du silence elle (répond)
    Eh oui, le hasard fait bien les choses n’est-ce pas ?
    (Pause – définir une prochaine reprise et les mesures à enivrer de paroles).

    Et adresser un signe du menton (envers le carnet rempli de mémoires
    Et de sentiments en sens interdits – la danse d’une jeune fille)
    Tu auras beau te teindre en rose, tes paroles resteront toujours les mêmes ;
    Tu auras beau grandir, les actions restent gravées dans le passé
    Tu sais.


    Bien sûr qu’elle le sait (et personne ne peut réellement fuir la solitude des souvenirs
    La mélancolie des vieux sourires – trembler le long du miroir
    Flétrir dans l’ombre des cordes sol ré la mi.)

    Et toi, que viens-tu donc faire par ici dans ce trou paumé ?
    douceur, amertume
    ft. Mysth
    (échanger le temps contre le vent)
    (c) Opale
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    Re: Douceur, amertume ━ ft. Opale > le Lun 26 Mar 2018, 22:15
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    Elle semble perdue dans ses pensées, le temps d'un instant. Ce qui te donna le temps de penser toi aussi. Tu ne te souvenais pas que ses cheveux étaient aussi beaux à l'époque où tu l'avais connue. Heureusement qu'elle ne te regardait pas directement à ce moment-là, elle aurait sûrement pensé que tu étais bizarre à fixer ses cheveux.

    ❝ ━ Eh oui, le hasard fait bien les choses n’est-ce pas ? ❞

    Ça ne te disait pas comment elle était arrivée là, mais soit, le hasard faisait bien les choses. Pourtant, tu étais curieuse de savoir pourquoi elle était venue vivre ici, au lieu de rester vivre à Londres. Après tout, Londres n'était pas une mauvaise ville. Il y avait beaucoup d'écoles reconnues, beaucoup de magasins pour tout et en tout genre, du travail, une belle architecture, de beaux paysages.. Pourquoi était-elle venue ici ? Tu serais parano, tu te dirais que le hasard n'est pas le seul facteur de vos retrouvailles. Mais à la place, cette question, " Qu'est-ce qui t'emmènes ici, du coup ? ", continuais de te brûler les lèvres.

    ❝ ━ Tu auras beau te teindre en rose, tes paroles resteront toujours les mêmes ;
    Tu auras beau grandir, les actions restent gravées dans le passé
    Tu sais. ❞


    Tu n'osais. Non, non tu n'osais pas réfléchir à ses paroles. Car tu savais, tu savais qu'elle avait raison. Tes cheveux roses ne cachaient pas ta timidité, tes gentillesses ne cacheront pas ta peur. Tes poèmes n'effacent pas les souvenirs. Aucun. Rien ne peut les effacer. Pourtant, autant tu n'osais réfléchir à ses mots, pour ne pas te faire de mal. Autant, tu savais que ça ne te ferait pas si mal. Du moins, tu espérais. Tu espérais avoir assez grandi pour sourire à l'idée de comment tu en étais arrivée là. Avec des passions, de bonnes études, des projets. Alors qu'à un moment, tu les avais bel et bien prononcée ces mots. Ces mots d'amour aux abysses les plus sombres.

    ❝ ━ Et toi, que viens-tu donc faire par ici dans ce trou paumé ? ❞

    ❝ ━ Je, euh.. Ben, je sais pas. ❞

    Très productif, bravo Mysth.

    ❝ ━ En fait, je voulais juste partir de chez moi. Prendre un nouveau départ. Et Stonehaven me paraissait être une ville accueillante, calme et.. Juste une bonne ville pour commencer. ❞

    Tu jetas un nouveau regard à ton carnet, toujours posé là, ouvert. Tu le fermas. Tu te sentais ridicule, de le faire seulement maintenant.

    .. Combien de pages a-t-elle lue ? Lesquelles ?

    Ton esprit commençait à se poser plusieurs questions, de plus en plus. Pourtant tu ne voulais pas l'importuner dans son travail, tu la laissas alors repartir vers d'autres clients. Te mettant en tête que tu l’appellerais peut-être de nouveau plus tard, pendant sa pause. Si elle le voulait bien.

    Tu rouvris alors ton carnet, recommençant à écrire. Le temps passe. Tu finis ton café, cet énième café.
    Le temps passe.

    Où est-elle ?

    Cela faisait un moment que tu ne la voyais plus passer de tables en tables, était-elle partie, avait-elle fini ?



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