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Elemental Skin



Effrontés feu-follets • Krim



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    Effrontés feu-follets • Krim > le Sam 24 Mar 2018, 00:10
    Appelée par la Terre
    Appelée par la Terre
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    Emploi: Artiste
    Tardive rancœur qui s’égoutte le long des frayeurs,
    Les puls(at)ions sans décor se fondent le long du couloir
    (blanc blanc blanc)
    L’immaculé désarroi la prend par la gorge
    (Défonce le souffle – un deux trois inspirations
    Soulèvent la cage thoracique ;
    Pour se briser le long des côtes (et un deux trois)).

    Les paupières se relèvent (précipitation)
    Lueur émeraude le long des iris (il faut courir Opale
    Il faut fuir – et s’en-fuir.)
    La prise s’envole le long des orages,
    Des marées qui tant de bouées ont coulé font outrage.

    Prise incertaine (prise indécise puisqu’elle
    Ne sait vraiment rien ;
    Etouffante naïveté de son impureté elle)
    S’engage sur le chemin
    (Peut-être qu’elle tangue le long des flots
    Le long des trottoirs embrumés jusqu’à débouler chez lui sans même toquer ;
    Se faire des clés les dérober – parce qu’il ne le lui reprocherait jamais et elle le sait).

    Puis aller avancer (partir le chercher)
    Faire des bêtises (pour tout oublier)
    Oublier les palpitations du myocarde qui
    S’affole quand reviennent les (relents de l’histoire).
    Chercher pour oublier (avancer pour reculer).

    (Et les voilà dans la rue à courir sur le bitume
    Leurs pas claquent sur l’asphalte gris d’une tristesse sans rancune)
    Un sourire malicieux s’étire sur ses lèvres bien dessinées
    Et elle crie sans se retourner
    Allez Krim, dépêche toi j’ai une super idée !
    (Les mains qui s’accrochent pour ne rien lâcher et puis tu sais j’ai si peur
    (Peut-être si peur de te laisser (au cas où tu tomberais))).

    S’enhardir ne jamais respecter
    Les règles ni rien – ne jamais se limiter ;
    Et les voici dans la forêt (l’appel de la terre la nature qu’elle
    Avait pourtant toujours mal-aimée – malaise des relents maternels
    Qu’elle ne pouvait supporter) ;
    Et les pas se calment se posent doucement sur les feuilles
    A terre les branches qui ont chuté (la déchéance des anges atterrés).

    Le silence est une mesure du tempo (une ronde déformée le long
    Du rythme déchaîné et puis
    Il faut te lâcher – à regret).

    L’irlandaise n’est pas assez couverte pour cette journée venteuse (elle n’a
    Pas fait attention elle ne fait attention à rien
    Le piètre tissu qui ne cache que l’utile,
    Seul le pantalon exprime le faux printemps qui fuit –)
    Mais
    Opale n’en a que faire (elle ne réfléchit pas)
    Voilà, et maintenant…
    (Son rire claironne le long des feuilles mortes.)

    Prenant une branche à terre (comme une gamine trop grande
    Trop musclée pour être réellement petite)
    Elle effectue ce mouvement (vous savez comme
    Dans les films de sorciers et de magie)
    Et maintenant on va s’imprégner de la Nature parce que
    On en a besoin – allez ça va te faire du bien
    De respirer autre chose que de la ville !


    (Mais est-ce qu’elle le fait pour toi ou simplement par envie
    Est-ce qu’elle tient à toi ou simplement est-ce qu’elle est égoïste)
    Oui Opale ne tient à rien sinon à cette main qu’elle a reprise et
    La branche dans l’autre
    Mener la danse jusqu’au bout jusqu’à la prochaine reprise.
    effrontés feu-follets
    ft. Krim
    (effriter la douleur dans la terre putréfiée)
    (c) Opale
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    Re: Effrontés feu-follets • Krim > le Dim 25 Mar 2018, 16:42
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    Effrontés feu-follets.

    Il voulait la frapper, comme d’habitude. L’impétueuse et effrontée créature de ses rêves, de ses cauchemars. Elle n’en méritait pas moins. Et lui, il avait juste voulu dormir encore un peu, penser à tout sauf à elle et s’oublier dans des songes sans profondeur. Oubliés eux aussi, perdus parce que les rattraper demanderai trop d’effort. Et que c’est toujours mieux de les laisser s’envoler. Insomniaque et crevé, il voulait juste dormir et se perdre, pour une fois qu’il s’en sentait capable. Les draps sont doux et chauds. Opale irritante et insatisfaite. Comme la pluie qui coule et coule encore sans savoir où s’arrêter, ici ou là peu lui importe. Le clapotis incessant des gouttes déchues, ça l’endort. Du moins ça l’endormait. Maintenant il est obligé de garder les yeux ouverts, de râler et de maudire celle qui l’a tiré du lit sans rien proposer, sans rien demander. Elle n’en a pas besoin, elle s’accapare.
    Le ciel pleure, Krim fait la gueule.
    Sa serrure, il lui faut la changer. Pas envie qu’une gamine vienne lui voler son espace vital pour un oui ou pour un non. Oui il la changera, dans 10 ans. En attendant, elle devrait ramener des bières et des cigarettes. Parce qu’il ne vit que pour ça, ça et la fureur qui le ronge de l’intérieur sans raison ni cible. Juste parce que c’est vide à l’intérieur et qu’il faut bien combler les trous pour que rien ne s’écroule. Comme un bâtiment mal construit, sans plan et sans esquisse. Le travail bâclé ne tient jamais bien longtemps.

    Alors parce qu’elle -intérieurement, il la maudit- a décidé qu’il fallait sortir, le blond était sorti. Pas la force de parlementer, de débattre ou de taper du pied. Pas le temps surtout. Opale c’est l’ouragan, et Krim ne regarde jamais la météo. Alors il est surpris. Qu’elle débarque et veuille toujours de lui, ça l’intriguera toujours. Peur de vivre, peur de s’attacher, peur d’être délaissé. Mais c’est juste elle, alors il fait avec, entraîné par le vent et les gouttes qui commencent à s’accumuler. Au fond, il y a juste à courir, suivre ses pas et ne pas lâcher sa main parce que voyez-vous, elle a une idée. Krim aussi en a plein, des idées. La noyer dans la gouttière juste là, la pousser sous une voiture et ne pas se retourner. Elle a de la chance de courir plus vite que lui. Elle a de la chance qu’il tienne un minimum à elle.
    Où vont-ils ? Aucune idée. Loin, probablement. L’autre bout du monde, il la suivrait quand même. Juste pour s’assurer qu’après, elle ne revienne jamais -c’est ce qu’il se dit.

    Ce n’est pas le bout du monde. C’est la forêt, tout comme. Une nature qu’il rejette car il ne connaît pas. Trop d’arbres, d’herbes, de rochers, trop pour lui qui ne connaît que le béton taché de sang. Il ressent le manque, celui qui le ronge d’un bout à l’autre de son corps et reste persistant, collé à son âme comme une sangsue dévoreuse d’espoir. Le blond sait exactement pourquoi ils sont là. Pour s’ouvrir, apprécier et respirer, pour essayer de remplir le trou, de terre et d’insectes à coup de pelle brisée. Alors pour la première fois de la journée, il sourit. Elle a l’air d’une gamine, agitant son bâton dans un sens puis dans l’autre, sans trop savoir comment s’y prendre. Et lui n’est pas mieux, avec son pantalon et son t-shirt enfilé en deux secondes pour ne pas la perdre de vu. A croire que sans lui, elle se serait perdue.
    Débraillés et innocents, ils ne savent de toute façon pas s’occuper d’eux-même. La forêt pourra peut-être, elle.

    « Et tu m’as réveillé pour ça ! »

    Ce n’est pas un reproche. Ça l’aurait été tout à l’heure. Maintenant, le gosse en lui est trop excité pour lui en vouloir, serrant la main trop petite enfouis dans la sienne, toute aussi enfantine.
    Il attrape un bâton lui aussi, soucieux d’apprendre, de s’imprégner de cette façon grotesque qui leur correspond si bien. Il a froid mais oublie vite. Un air maussade détrompé par des yeux vairons plus que rieurs, il brandi la branche pour en frapper rapidement et malicieusement l’épaule de sa partenaire.

    « Plus tu auras de blessures, plus tu seras imprégnées ! »

    C’est idiot. Ils sont idiots. Et pourtant ça le fait rire. Sa maturité déjà presque inexistante, il l’a laissée sous sa couette, au chaud et en sécurité. Et parce que ça ne suffi pas, jamais, le danois lâche la main, s’accroupit sur ce sol terne et réchauffé par la vie pour en recueillir une terre boueuse à l’odeur d’eau et de nature. Là, il en badigeonne les joues d’Opale, parce qu’elle ne mérite pas mieux avant de s’attaquer aux siennes.

    « De toute façon un masque de beauté ne pourra que t’arranger. »

    Elle ne ressemble plus à rien avec toute cette boue, lui non plus. Comme deux enfants délaissés plus d’une minute par leurs parents, priant pour qu’ils ne reviennent pas les surprendre.
    Sauf que eux, ils ont toute la vie.

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    Re: Effrontés feu-follets • Krim > le Dim 25 Mar 2018, 23:21
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    La pluie contre le sang qui (pulse pulse pulse)
    Au fond des forêts – ampleur des terreurs nocturnes qui prennent
    Place contre les frayeurs diurnes qui
    S’effacent (et les gouttes qui s’écoulent contre l’arcade
    Les frissons qui prennent à la colonne vertébrale
    L’épinière en cavale
    Il fait trop froid pour rester là
    Mais quelles étaient les règles les conventions de ces deux jeunes
    Perdus retrouvés alchimie détournée
    (trempés boueux aux enfers les effroyables sempiternelles).

    Le pancalisme de la Nature s’enferme dans l’esprit des immatures
    Gamins étranges (chacun sa baguette à la main
    Magique comme ces instants purement humains) ;
    Eh, me frappe pas Krim c’est pas gentil !
    Mais elle sait qu’il l’est (gentil ; elle le lit au fond
    De ses deux yeux vairons - intrigante lueur).

    La pluie tape sur le sol boueux (détremper les vêtements
    Et tromper les sentiments éclaboussés de tendresse sans remord)
    Et la voilà le visage badigeonné de terre ;
    (La nature lance l’appel (au revoir bonjour ma belle)).
    Il a toujours les mots (les pires les mauvais
    Les meilleurs ceux qui le font veiller sur elle).

    Alors Opale rit (elle rigole la gamine
    A gorge déployée alors que claironne sa voix cristalline un peu rouillée
    Au fond de la clairière triste des feuilles aux larmes débraillées).
    Parle pour toi imbécile !!

    Et le voilà d’une impulsion poussé à terre (la contrainte d’une fuite éphémère)
    Le maintenir dans la boue - le frapper doucement de ses petits poings (ne te remets jamais debout) ;
    (Maintenir la position le plus longtemps dominer les étranges mouvements de violence
    Décernés tendrement ;
    Le couvrir de terre – le couvrir de pureté –
    Autant que possible (allez allez allez tu peux guérir nous le pouvons tous
    Tu
    sais)).

    Puis au fond cela ne sera rien qu’un jeu rien qu’un autre délaissé au fond du tiroir des souvenirs empoussiérés.

    Opale s’arrête soudainement (pensive elle relève les iris émeraude vers le ciel granit)
    Elle a encore une idée (sourire malicieux alors qu’elle dépose un bisou
    Capricieux sur le museau de son meilleur au sol)
    Et s’empare d’une limace tombée sous la pluie des dernières saisons
    (Le souffle de vie d’un cadavre fraîchement cueilli sous l’oraison).

    Elle revient – attrape son menton ;
    (Krim va la détester mais elle sait que jamais
    Il ne la laissera tomber
    Et dessinerons toujours ensemble les dou(l)ceurs d’une enfance perdue à trop penser.)

    KRIM FAIS AAAAH
    Et lui enfourne la limace dans la bouche avant de
    Fuir s’enfuir survivre (c’est bon hein de se nourrir de la Nature tu peux
    (guérir tu sais on le peut
    Tous un peu au fond essayer.))

    Elle fuit elle court (ne jamais le perdre de vue elle sait qu’il
    La rattrapera toujours (elle fuit elle court de l’avant vers l’arrière
    Du futur vers la solitude des mémoires (à deux on est plus forts pour)
    Tromper l’horloge rien qu’un instant
    (S’enfuir un jour tous les deux pour toujours.)))

    Le clapotis des songes se noient dans la rivière (son reflet courant le long de la berge) ;
    Courir courir comme des enfants (et le miroir de leur décadence dans les eaux du temps passant).
    effrontés
    feu-follets
    ft. Krim
    (effriter la douleur dans la terre putréfiée)
    (c) Opale
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    Re: Effrontés feu-follets • Krim > le Sam 31 Mar 2018, 11:57
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    Pluie froide. Corps chaud. Il voudrait échanger. Se languir d’une sensation trop vite oubliée. Il ne sait plus ce que c’est que de sentir ses membres trembler face à l’hiver, à la précipitation du temps. Et maintenant il n’y a plus que la brûlure lente et incessante incendiant les entrailles, le cœur et l’âme. Il la sent pulser sous sa peau, la flamme de son monde. Tristement grésillante sur les cendres qui le façonnent sans jamais prendre forment. Enfiévré, il voudrait la laisser sortir. Se nourrir du ciel, détruire, ravager et réduire cette forêt en fumée écarlate. Mais rien de vient jamais. Les flammes sont intérieurs, bridées et passionnées. Aujourd’hui, la nature ne partirait pas en cendre et peut-être en était-il mieux ainsi. Il pourrait se cramer, le monde avec. Il pourrait la brûler.
    Alors il regarde juste les larmes du ciel s’écraser sur leurs visages sales humides des péchés de l’adulte incompris. Il les sent se réchauffer contre sa peau, fiévreuse d’attiser. Oui, il a oublié d’avoir froid.

    Ils ont l’air tout droit sorti d’un conte pour enfants. Les deux trolls de la forêt, joyeux et inexpliqués, cherchant la suite de l’histoire sans parvenir à en suivre les lignes du bout des doigts. Et le prochain chapitre ? Des magiciens aux bâtons enchantés, frappant et recevant. Et il sait qu’elle ne le pense pas. Il n’est ni méchant ni imbécile. Pas trop. Sinon, ils ne seraient pas là tous les deux à jouer au monde et se prélasser sous le ciel. Son rire claironne, il ne s’en lasse pas. La mélodie rauque qui réchauffe sa journée. Peut-être qu’ils se sont tous arrêté comme lui, pour l’écouter chanter. Il sourit, parce que pour rien au monde il ne lui avouerait.

    Il sourit encore quand, propulsé à terre par une force insoupçonnée il se voit rué de coup. Fronce les sourcils, s’empêche de rire. Si le blond le voulait, se dégager ne lui demanderait aucun effort. Mais il s’amuse de la voir frapper. S’arrêter, recommencer. Peut-être qu’il aura des bleus. Peut-être qu’il pourra s’en plaindre plus tard, prétexte pour râler et la frapper à son tour.
    Barbouillé de terre, il perd vite son sourire. Crache pour ne pas avaler de boue.
    Mais c’est autre chose qu’elle lui fait manger, le monstre. Son monstre. Celui qu’il jettera par la fenêtre dès que possible. On verra si elle aura des bleus, elle. En attendant il crache et recrache l’immonde limace. Furieux et dégoûte, il ne l’avait pas vu venir. La colère monte, la colère gronde. Pas le temps de l’attraper qu’elle s’échappe déjà, glissante comme la rivière. Courir, elle fait bien. Encore et toujours si elle tient à sa vie. Mieux valait qu’elle ne s’arrête jamais.

    Debout, ses pieds suivent, animés de colère, heureux de réduire la distance. Un bras, une main, un corps contre l’autre il la plaque dos contre terre. La ramène à la nature, l’immobilise de ses jambes. Inversion des rôles. Un sourire mauvais, des yeux rageux, ‘’méchant’’, il l’est peut-être un peu finalement.

    « TOI JE VAIS TE TUER ! »

    Pas trop. Mais un peu quand même.
    Soucieux de lui retourner la pareil, il fouille la terre d’une main trop curieuse pour ne pas espérer. La terre est boue, insectes grouillants et nature qui n’en est même plus vraiment. Cette nature, il l’emprunte, se l’approprie.

    « J’espère que tu aimes les vers de terre ! »

    Une mixture aux étranges couleurs, gigotante de choses inexpliquées, telle la potion d’une sorcière. Amère et épicée. Il regarde sa frangine de cœur, un sourire aux lèvres démenti par ses yeux toujours furieux, fière de contrôler. Trop de boue, il fallait la répandre. Une pincée sur le front de la brune, une pincée dans son cou. Il soulève son haut, une autre par ici. Un vers de terre gluant et gigotant sur sa joue et un autre balancé dans son col. Il la tient bien, soucieux de ne plus la perdre, de la garder pour les insectes -et un peu pour lui.

    Si avec ça ils ne s’imprègnent pas de la terre, personne ne le pourrait.

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